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RESF : Calendrier de la chasse à l'enfant

Blis n° 28

lundi 26 juin 2006.



Le BLIS n°28 est paru.

Pour le lire/télécharger :

http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_article=540



AU SOMMAIRE



p. 4 Les pref pas vraiment à jour

p. 5- Parrainages

p. 10 Cher Azouz Begag – Collectif Aïssata

p. 11 Expulsions - Mobilisations

p. 14 Nouveaux collectifs

p. 15 Agenda





NE PAS OUBLIER :

1er juillet, 15h Place de la Bastille (Paris) : manifestation UCIJ-RESF contre la loi CESEDA et Cérémonie d'ouverture de la chasse à l'enfant. Le 1er juillet également, manifestations dans de nombreuses villes, en particulier Nantes, Lille, etc.



On doit, il faut, il est indispensable de continuer à faire signer la pétition Nous les prenons sous notre protection sur le site www.educationsansfrontieres.org ou en version papier (à retourner à RESF s/c EDMP 8 impasse Crozatier 75012 Paris





Education sans Frontières

educsansfrontieres@free.fr

26/06/2006



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Douze jours après la parution de la circulaire du 13 juin sur les étrangers en situation irrégulière dont un enfant est scolarisé, la confusion la plus complète semble régner au monde des préfectures et les réponses les plus contradictoires sont données aux familles qui tentent de savoir ce qui va advenir d’elles.



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À l’approche du 30 juin, la bataille a repris. Les milliers de mobilisations dans les écoles, les lycées, les collèges, les villes, les villages aussi, les parrainages multipliés, les 60 000 signatures sur la pétition Nous les prenons sous notre protection, les milliers de messages publics offrant de prendre des enfants en vacances pour empêcher l’expulsion des parents, l’engagement de parlementaires et d’élus, souvent de gauche mais aussi parfois de droite, les prises de position de personnalités connues du monde des arts, des lettres, du spectacle, des sciences et du sport, la large médiatisation de la question, en France mais aussi à l’étranger, ont convaincu le ministre de l’Intérieur de lâcher du lest… le moins possible et sans s’en vanter

C’est, en effet, à un recul à géométrie variable que correspond la circulaire ministérielle du 13 juin.

UN TEXTE LACUNAIRE

Quand bien même elle serait appliquée de façon très libérale, cette circulaire ne règlerait pas la question des sans papiers scolarisés.

Elle laisse dans le désespoirs les milliers de jeunes entrés entre 13 et 18 ans pour rejoindre leurs parents (ou l’un d’eux) régulièrement établis en France mais que les conditions draconiennes mises au regroupement familial empêchent de vivre légalement auprès de leur famille. Non expulsables pendant leur minorité, ils vivent comme des garçons et des filles comme les autres qui étudient, font du sport, ont des copains… et qui deviennent brutalement sans papiers à 18 ans. Entrés hors regroupement familial, pas de papiers. Dehors. Ils sont ainsi probablement plusieurs milliers (5 000 ? 10 000 ?) à s’être rêvé une vie et un avenir dans le pays de leurs parents et condamnés à l’exil ou à la clandestinité. Pourchassés.

La circulaire ignore les cas (peu nombreux mais humainement très douloureux) des mineurs isolés qui, pris en charge par l’ASE après l’âge de 15 ans, se retrouvent pour beaucoup sans papiers à leur majorité. Pourchassés.

Elle exclue explicitement de ses dispositions les familles « réadmises » vers le premier pays par lequel elles sont entrées dans l’Union européenne (accords Dublin II). Pour parler clair, Patimat et sa mère à Brest, Alek, David et leur mère à Lyon qui vivent cachés depuis des semaines sont toujours menacés d’expulsion immédiate. Quelques dizaines ou quelques centaines d’enfants et de parents qui vivent traqués, comme du gibier.

Reste enfin la question de tous les autres sans papiers, en particulier ceux parents de tout petits enfants, n’ayant pas encore atteint l’âge de la scolarité que Monsieur Sarkozy se propose toujours d’expulser. La chasse au nourrisson serait-elle plus honorable (ou moins risquée politiquement) que la chasse à l’enfant ?

Dans le meilleur des cas, la circulaire du 13 juin ne concernerait que 20 à 25% des sans papiers.

UN BRICOLAGE APPROXIMATIF

La circulaire du 13 juin ouvre donc l’éventualité d’une régularisation aux familles qui auraient refusé l’aide au retour que les préfectures sont chargées de proposer systématiquement.

L’entourloupe de l’aide au retour

Les sommes proposées sont une insulte à la dignité de ceux à qui elles sont offertes : 10 000 € au maximum pour une famille de 3 enfants. Pas même un mois du salaire d’un ministre pour arracher définitivement 5 personnes à leur vie, trois enfants à leur école ! Ceux qui seraient néanmoins tentés d’accepter ces offres doivent se montrer prudents. Il est déjà arrivé par le passé que des familles à qui on avait remis la moitié de la somme au moment du départ et promis le reste à l’arrivée n’aient jamais perçu le solde ou l’aient touché en 12 mensualités, ce qui interdit de l’employer pour un investissement.

Une procédure dans la précipitation

La circulaire laisse 2 mois aux familles pour déposer leurs dossiers, jusqu'au 13 août. Deux mois, c'est court pour récupérer tous les papiers... notamment des certificats de scolarité, alors que les écoles seront fermées pendant l'été. Deux mois pendant lesquels il leur sera plus difficile de se faire aider et conseiller par les comités de soutien éventuels. Et au bout de ces deux mois, la préfecture aura un mois pour statuer. On imagine dans quelles conditions et avec quel sérieux les préfectures (dont une bonne partie des employés seront aussi en vacances) vont traiter tous les dossiers qui leur seront adressés. Certaines préfectures seraient même déjà en train de recruter des vacataires...

Des conditions parfois improvisées

Certaines des conditions mises à la régularisation en France de ceux qui refuseraient l’aide au retour sont claires : deux ans de présence en France, un enfant scolarisé en septembre 2005, né en France ou entré avant l’âge de 13 ans. Par contre, d’autres ouvrent la porte à l’arbitraire des préfectures (qui, rappelons-le, restent soumises aux impératifs démentiels et chiffrés d’expulsions fixés par le ministre). C’est ainsi que le ministère exige « l’absence de liens de cet enfants avec le pays dont il a la nationalité ». On se demande ce que cela signifie : pas le droit d’avoir de relations avec les grands-parents restés au pays ? Défense d’aimer le couscous quand on est d’Afrique du nord et le maffé quand on est d’Afrique subsaharienne ? Comprenne qui pourra.

Autre série de conditions bien difficiles à apprécier : « la réelle volonté d’intégration de ces familles caractérisée notamment par […] leur maîtrise du français ». Comment mesure-t-on la « volonté d’intégration » ? Port du béret basque et des mocassins à pompons, la baguette sous le bras et le quart de rouge dans la poche obligatoires lors de l’entrevue en préfecture ? « Leur maîtrise du français » : phrase ambiguë qui témoigne d’une certaine imprécision dans le maniement de la langue du rédacteur de la circulaire [expulsé ?]. Ce peut être la maîtrise des parents, des enfants ou des deux catégorie. Le bon sens veut que ce soit d’abord celle des enfants. « Le sérieux des études » ? 9 en anglais, 8 en maths, on expulse ?



En réalité, ces conditions ne figurent dans le texte de la circulaire ministérielle que pour permettre aux préfectures d’adapter leur niveau d’exigence en matière de critères subjectifs et donc le nombre des régularisations réellement accordées au degré de mobilisation. Autrement dit, Monsieur Sarkozy pousse à la mobilisation ! Plus les parents, les enseignants, les élèves eux-mêmes et leurs soutiens seront nombreux et déterminés à accompagner les familles en préfectures, à contrôler ce qui s’y passe, plus les régularisations seront nombreuses et moins les victimes de la chasse à l’enfant le seront. Le RESF envisage de demander une audience au ministère de l’Intérieur afin de rappeler que s’il n’est pas question de discuter des critères de régularisation avec le ministre ou les préfectures, notre exigence demeure : pas un seul élève « disparu » pendant les vacances scolaires. Droit pour tous à la scolarisation dans des conditions normales : avec leurs parents, qui ont le droit (le devoir !) de les éduquer dans de bonnes conditions, et d’abord en gagnant leur vie.



La chasse à l’enfant rêvée il y a quelques temps par Monsieur Sarkozy a du plomb dans l’aile. Il a du en rabattre et la réglementer un peu. Pour autant, ce n’est pas assez. Non à la chasse à l’enfant, même réglementée !







Les pref pas vraiment à jour

97 pref, et combien d’interprétations de la circulaire?



10 jours après la parution de la circulaire, des informations contradictoires parviennent des préfectures. Improvisation ? Cafouillis ? Désinformation ? Les pref. jouent visiblement la montre en faisant traîner l’accueil des dossiers. Chronique des retours de préfecture au jour le jour



Préfecture du Rhône : en train de recruter des vacataires pour faire face.

La préfecture du Rhône a refusé explicitement aujourd'hui de donner un questionnaire à remplir à une famille dont un des parents est encore en recours OFPRA. Du coup beaucoup de familles sortent de la possibilité de régularisation. Sans doute même la plupart.

Pour les familles qui ont un APRF, le représentant du préfet disait que l'APRF tombe de fait et n'exclut nullement la régularisation.

On peut donc poser la question qui est sans papier ? Si tous ceux qui ont un récépissé, ou une APS de trois mois pour APRF annulé, ou une quelconque procédure en cours,  sont sortis des tuyaux c'est très grave. Est-ce une volonté de les exclure, une politique du Rhône ou une totale impréparation de la circulaire ?

 

CRETEIL (94) : RETOUR TRES RESTRICTIF. Me A.G., avocate du Val de Marne, s'est fait confirmer par la pref. de Créteil les infos reçues de Lyon. Sont concernées les familles d'enfants scolarisés qui ont eu un APRF suspendu jusqu'à la fin de l'année scolaire. Du coup, l’avocate a décidé de ne pas déposer les dossiers de familles qui n'entraient pas dans ce cadre par mesure de précaution.

A la sous-préfecture de Nogent-sur-Marne (94), il a été répondu à une famille qui venait s'informer sur la circulaire que ça ne les concernait pas, que la circulaire ne concernait QUE les familles qui avaient reçu un APRF au cours de l'année scolaire 2005-2006, et qu'en particulier, cela ne concernait que 10 familles sur tout le Val-de-Marne.



LOIRET : même chose que dans le Val de Marne !

HERAULT : la sous-préfecture de BEZIERS (Hérault)  a annoncé que  si un des parents  était en situation régulière, il  ne rentrerait pas dans le dispositif de régularisation

ISERE : On a eu la même réponse à la préfecture de l'Isère…



Bouches du Rhône : même chose que dans l'Hérault : si un des parents possède déjà un titre de séjour, c'est niet. Comme le laisse entendre le papier que l'on remet depuis hier en préfecture à ceux qui se présentent.

 

Moselle : les offres d'aide au retour commencent à arriver... mais effectivement avec le délai du 14 août au plus tard pour y répondre. Toutes les familles dont nous avons connaissance jusqu'ici ont l'intention de la refuser.  Beaucoup viennent de Bosnie, les enfants sont paniqués devant le spectre du retour.



PARIS : Les services de la mairie du 9° ont eu un entretien avec le préfet qui aurait affirmé vouloir appliquer les critères de façon très libérale; le préfet aurait déclaré et j'ai l'autorisation de la maire adjointe de l'écrire sur le réseau : "un seul critère comme la scolarisation suffira, on va pas chercher les problèmes !



Et à titre d’exemple à Paris : dossier d'une famille Ivoirienne.

D'entrée il a été demandé une VPF (application de la circulaire du 13 Juin).

La famille vivant en concubinage entrait pour une grande partie dans le cadre même si la maman ne maîtrise que très difficilement le Français. Il y avait un PB avec deux enfants en France et deux enfants en Côte d'Ivoire, le papa lui en avait un de plus mais là également au Pays.

Donc pas réellement gagné d'avance mais deux heures en pref et trois passages au guichet, proposition de l'aide au retour dans un premier temps comme prévu par la circulaire, nous remplissons le coupon de refus.

Le dossier est instruit dans le cadre de la circulaire.

Bilan : deux cartes VPF remise à cette famille qui attendait depuis de nombreuses années sa régularisation et beaucoup de joie à la sortie on s'en doute.







L’YONNE veille plus que jamais sur la famille MAKOMBO





Nous avons assisté ce samedi 10 juin à un parrainage républicain en la mairie de Soucy.

Cinq maires, des adjoints, une centaine de sympathisants tous convaincus que la famille MAKOMBO doit rester en France se sont unis pour résister et apporter des messages de solidarité à la famille.

Ce fut un moment de très forte émotion.

Même si chacun sait qu’un parrainage républicain n’a qu’une valeur symbolique, on se prend à espérer que la famille MAKOMBO soit régularisée.

Parce que Rachel, Jonathan, Grâce, Naomie et leur maman Barbe ont toute leur place dans notre société.

Parce qu’ils ont peur d’être ramenés de force dans un pays qu’ils ont fui à cause des violences que leurs parents ont subies.

Parce qu’ils vivent dans l’angoisse du lendemain.

Parce qu’ils aspirent à une vie normale comme tous les autres citoyens.

Parce que la France leur refuse le droit d’y trouver asile, d’y étudier et d’y mener une vie familiale normale.

Parce que nous restons convaincus d’une solution humaine et respectueuse des valeurs de l’identité républicaine de notre pays.







La dyslexie des autorités





Le 10 juin 2006 a 11h cinq maires de l’arrondissement de Sens (Yonne) et dix parrains et marraines ont officié un parrainage républicain à l’endroit de madame Barbe Makombo et ses quatre enfants Jonathan, Rachel, Grâce et Noémie, tous menacés d’un arrêté reconduite à la frontière. Ni l’énorme mobilisation nationale et locale, ni la très large couverture médiatique, ni la massive pétition en leur faveur ne fait reculer le pouvoir et le préfet multiplie les provocations en déclarant que cette famille ne risque rien à retourner en République “démocratique” du Congo.



Dans le même temps, le site du ministère des Affaires étrangères déconseille aux Français de s’y rendre pour des questions de sécurité. Nous savons qu’un tel retour serait catastrophique pour cette famille qui y a subi des violences inacceptables.



En s’engageant dans un tel parrainage, les élus, les parrains et marraines savent qu’au-delà de l’acte symbolique très fort qu’ils accomplissent, c’est tout le rejet d’une politique de l’immigration jetable qu’ils manifestent.

En s’engageant solennellement, c’est l’expression d’une solidarité sans faille qu’ils affichent pour cette famille, et pour toutes celles qui dans l’Yonne, en Bourgogne sont victimes de mesures d’expulsion alors qu’elles ne souhaitent que l’intégration, le respect et la dignité.



Lors de cette cérémonie des messages de personnalités aussi incontestables que Maurice Kriegel-Valrimont, les époux Aubrac, Albert Jacquart viendront renforcer et élargir cette solidarité et affirmer leur engagement aux cotés des élèves et des familles sans-papiers.



[Le collectif de soutien à la Famille Makombo - RESF 89]





des mots pour le dire Fraternité



Poème écrit et lu par Michel Rébéquet, maire de Villeneuve-Larchevêque lors de la cérémonie.





Toi qui viens d’un pays où les hommes sont noirs,

Tu as choisi la France comme terre d’espoir.

Naïve que tu es, tu pensais qu’en ces lieux

Où vécurent Schœlcher, Hugo et Montesquieu,

Tu trouverais enfin altruisme et tolérance.

Mais tu as découvert surtout l’indifférence,

Et parfois même pire, la haine et l’ostracisme,

Avec des règlements qui fleurent le racisme.

Moi qui suis né ici, où les hommes sont blancs,

Je sais que les aspects ne sont que faux-semblants.

Si le ciel est d’azur, l’apparence n’est qu’un leurre,

L’espace sidéral n’a aucune couleur.

Parfois ceux qui sont fiers d’avoir le teint blafard,

Ont une âme si noire qu’il faudrait bien des fards

Pour cacher la laideur de leurs pesées secrètes.

La couleur de la peau ne dit pas qui vous êtes.

Comme un chien que l’on jetterait par la portière,

On veut te reconduire par delà les frontières.

Qu’importent tes malheurs, qu’importent tes errances,

On applique les lois dans leur incohérence.

La France hospitalière oublie son héritage,

La générosité lui semble d’un autre âge.

Pourtant il est encore quelques hommes, quelques femmes

Qui refusent des actes qui leur paraissent infâmes.

L’espoir n’est donc pas mort, l’amitié est vivace,

Et la fraternité, une vertu tenace.





une déferlante de solidarité sur la moselle



En Moselle, le premier parrainage a eu lieu à Woelfling le 25 mai, concernant une vingtaine d'enfants d'Algérie, Mauritanie, Sri Lanka, Kosovo et Biélorussie.



Le 13 juin à la Maison de la solidarité à Metz, ce sont dix-sept jeunes qui ont été parrainés par quatre élus  (conseillers régionaux, municipaux, de la majorité et de l'opposition). La prochaine cérémonie aura lieu le lundi 26 juin au Centre culturel de Queuleu, la mairie de Metz étant inapprochable.



Le 17 juin, c'est à la mairie de Behren les Forbach qu'aura lieu un parrainage républicain. Tandis qu'une Marche aura lieu à travers la ville de Metz Contre le Centre de rétention  dont l'ouverture est prévue dès juillet 2006.



Les parrainages de 68 enfants sont également programmés, le 23 juin à Thionville, le 1er juillet à Fameck, le 3 juillet à Audun Le Tiche… Ces chiffres ne sont pas définitifs, le nombre de parrains est au moins aussi nombreux que celui des enfants qui ne sont d'ailleurs pas tous recensés.



Le samedi 24 juin, rassemblement à Thionville en soutien à toutes les familles menacées d'expulsion du secteur Thionville-Fensch-Orne-Pays Haut.



Et le samedi 1er juillet, appel à monter à PARIS pour la manifestation nationale.



On continue car il n'est pas question d'en laisser tomber !



[Isabelle Mire - RESF 57]

une victoire dans la somme



Le RESF de la Somme, composé de la LDH, SUD-Éducation, FCPE, Entraide protestante, de la fédération Léo-Lagrange (pour le moment), a rassemblé plus de 4 800 signatures pour une mère et ses deux enfants expulsables par deux fois par le préfet de région de la Picardie.



Cette action menée dans les écoles, lycées, collèges, L.P  a permis que l'inspecteur d'Académie et le recteur nous invitent à en discuter. Cela a débouché, il y a quelques jours, à la régularisation pour "vie privée et familiale" de cette mère de famille et leurs deux enfants et a permis de rassembler, ce 10 juin,  plus de 100 personnes au parrainage républicain de dix-huit personnes sans-papiers dans une commune rurale (Liomer : 400 habitants) avec Madame Colette Michaux, maire et vice- présidente du Conseil Régional de la Picardie...

 

Avec les Comités de l'Oise et de l'Aisne, le RESF de la Somme rejoint le Comité de Beauvais dans sa demande d'audience au président du Conseil Régional de la Picardie, demande pour rassembler tous les maires de la Picardie qui à un moment donné, ont parrainé des personnes sans-papiers, demande solennelle et médiatique pour que le ministère de l'Intérieur annule sa décision d'expulsion des enfants étrangers scolarisés dés le 30 juin 2006...



Cette initiative peut être reprise partout bien sûr...

 

Pour tous contacts: somme@sudeducation.org; tel : 06 07 05 76 67





Le SENAT parraine des jeunes et des familles sans papiers



Sous l'impulsion de RESF, une cérémonie de parrainage d'enfants sans-papiers, menacés d'expulsion à partir du 30 juin, s'est déroulée au Sénat.





À l'initiative du Réseau éducation sans frontières (RESF), une cérémonie de parrainage d'enfants sans-papiers menacés d'expulsion à partir du 30 juin s'est déroulée, vendredi 16 juin, au Sénat, avec la participation d'une dizaine de parlementaires de gauche mais aussi celle d’un attaché parlementaire représentant Etienne Pinte, député UMP qui entendait, par ce geste, témoigner de sa solidarité.

Une "charte du parrain", par laquelle celui-ci s'engage à « se sentir concerné par le risque de reconduite à la frontière d'un jeune » et à « apporter aide et protection à ce jeune », a été distribuée aux participants, en présence de familles des cinq continents

Cette cérémonie avait le soutien des députés et sénateurs PS Jack Lang, Julien Dray, David Assouline et Bariza Khiari, mais aussi PCF, avec Jack Ralite, Nicole Borvo, Hélène Luc, Jean-François Voguet et Roland Muzeau, et enfin Verts avec Martine Billard, Dominique Voynet, Alima Boumediene-Thiery, Jean Desessard et Marie-Christine Blandin.



Parrainage républicain



Pour les organisateurs, il s'agissait de faire en sorte que la période qui s'ouvre avec les vacances scolaires, et qui marque la fin du sursis accordé par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy aux enfants sans-papiers scolarisés en France, ne soit pas « celle de la chasse à l'enfant ».

Grâce à ces opérations de "parrainage républicain", les enfants et les parents sans-papiers menacés d'expulsion seront placés "sous la protection de simples citoyens ou d'élus français qui les accompagneront dans les démarches nécessaires pour qu'ils obtiennent le droit de vivre sereinement et légalement en France", a souligné RESF.



les propositions importantes faites par les attachés parlementaires :



- constituer un comité de suivi parlementaire 

- recevoir RESF à l’Assemblée nationale le 29 juin





Des artistes mobilisés dimanche



Dimanche 18 juin, à deux pas de la place des Vosges, Jack Lang (PS), et Réseau éducation sans frontière (RESF) ont organisé une manifestation de parrainage de familles et de jeunes sans-papiers par des artistes.

Parmi eux, Philippe Torreton, Josiane Balasko, Laurent Baffie, Costa Gavras; Matthieu Kassowitz, Stéphane Diagana, et bon dernier mais pas le moindre, Joey Starr. La température brûlante de la pièce était en accord avec l’émotion ressentie lorsque Barbe Makombo a exprimé ce qu’elle attendait de toutes ses forces : le droit pour elle et ses enfants de vivre, sans crainte. Même émotion et mêmes sourires avec Djénaba et Mariam venues d’Orléans. Et des jeunes, de Nantes, de Paris et d’Orléans, filles et garçons, pour la plupart rejetés par les dispositions de la circulaire du 13 juin, ont su faire sentir combien il était important de poursuivre le combat , pour eux, et tous les autres.

A cette occasion, Jack Lang, créateur en 1982 de la fête de la Musique, a demandé aux artistes de dédier l’édition 2006 aux jeunes sans papiers, plus que jamais menacés d’expulsion dès l’été.

Séances de photos, interviews, les médias font leur casting, les jeunes posent avec Diagana. Une étape médiatique importante, parmi d’autres, de la campagne RESF contre la chasse à l’enfant

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villejuif (Val de Marne)



Le parrainage républicain de Villejuif a été une réussite puisque plus de 45 familles soit près de 80 enfants ont été parrainées. Plus de 150 personnes étaient présentes, beaucoup d'émotions, une vraie soirée de solidarité. Ces parrainages ont redonné la pêche aux familles, de plus en plus de gens participent à la mobilisation. C'est super, cela nous donne du courage. 

Nous avons donc décidé de continuer : nous avons fait signé plus de 300 personnes lors de la fête de notre ville et nous organisons une manifestation le mercredi 28 juin à 14h30 devant la sous préfecture de L'Haÿ les Roses. Nous serons naturellement présent le 1er juillet contre la loi CESEDA. [Valérie M. ]





Venissieux (Rhône)



1 - Soirée du 15 Juin  

La marche silencieuse suivie d'un rassemblement devant la mairie de Vénissieux a été un succès. Environ 400 personnes, dont plusieurs familles sans-papiers. Soirée émouvante et festive avec la volonté de toutes et de tous de continuer jusqu'à la régularisation de toutes ces familles qui vivent parmi nous. La couverture par la presse et la radio a été bonne... à confirmer demain.

2- La suite :

Lors de ce rassemblement nous avons pu convenir avec le maire, Mr Gerin, de faire un parrainage républicain pour toutes les familles concernées sur Vénissieux. Ce parrainage aura lieu samedi 24 juin à 11j à la mairie. Il faudra pour chaque famille trouver deux parrains (politique, enseignants et autres...).





Vaulx-en-Velin (Rhône)



Le maire et le conseil municipal de Vaulx-en-Velin parraineront les enfants scolarisés sur la ville et menacés d'expulsion du territoire, le mardi 27 juin à 18h, salle du conseil municipal à l'Hôtel de ville. Je vous demande d’ores et déjà de noter cette invitation, en aucun cas limitative.







Parrainage à la mairie de Lyon  1er des 13 enfants de famille sans papiers de mon école. Encore un  beau moment plein d’émotions, près de 150 personnes,  une quinzaine d’  enfants d’une classe de l’école  sont venus chanter 3  chansons pour  leurs copains : “Etre né quelque part” de Maxime Le forestier, “Les p’tits papiers”  de Gainsbourg et “Maria Szuzanna” de Michèle Bernard qui était d’ailleurs  présente et marraine d’un des enfants.

 

Clermont-Ferrand (Puy de Dôme)



Nouvelles cérémonies de parrainages dans le Puy de Dôme le samedi 24 juin :

- à 9h à la mairie de Cournon d'Auvergne pour un mineur isolé et une famille dont deux enfants ;

- à 10h30 à la mairie de Clermont-Ferrand pour un tout jeune majeur isolé, arrivé mineur en France il y a deux ans, et quatre familles dont sept enfants.

- Le mercredi 21 juin : nous nous sommes rassemblés devant la préfecture (nouveau bâtiment) à 9h15 (comme tous les mercredis depuis le 31 mai, puisque les enfants des familles "Dublin II" sont convoqués “obligatoirement" avec leurs parents à la préfecture pour leur rendez-vous hebdomadaire).

- Stands pour la fête de la musique, rue des Deux Marchés.

- Manifestation samedi 1er juillet 15h devant la préfecture de Clermont. [Corinne. RESF 63]







PARIS 9ème !

Très belle cérémonie de parrainage ce matin à la mairie du 9° arrondissement. Quand monsieur Delanoé, très en verve, a lancé un vibrant "Paris vous aime!" tout le monde avait envie d'y aller de sa larme. Il a rendu hommage au travail du réseau.

Plus important; j'ai réussi à parler un petit peu avec lui et il s'engage:

-1 - A nous laisser le Parvis de l'hôtel de ville tout l'été si nécessaire pour y tenir tables de permanence, signatures et recevoir les familles. C'est lui qui a employé le terme de permanence.

-2- A intervenir auprès du préfet a chaque fois que cela sera nécessaire. 

-3- A soutenir les responsables des centres aérés en cas de soucis avec la police.







Mons en Baroeul (59): parrainage d'une famille ce jeudi 29 juin en mairie de Mons en Baroeul

- Cérémonie de parrainage  Vendredi 23 juin 2006 à la mairie de Boulogne sur Mer (62) à 17 h 00. 9 jeunes seront parrainés à cette occasion. ?- samedi 1er juillet: 59 parrainages à Lille

- d'autre part Richard du LP Turgot de Roubaix doit être aussi parrainé en Mairie de Roubaix.

et puis d'autres parrainages sont envisagés, commencent à se mettre en place un peu partout sur la métropole lilloise

 

Sinon mercredi nous étions sur la fête de la musique, table ou signer les pétitions et tract " la chasse à l'enfant" avec appel au concert de soutien aux sans papiers de ce samedi 24 ( de 14h à minuit à Lille), appel à la manifestation du samedi 1ier juillet en direction du centre de rétention de Lesquin ( parrainages prévus le matin sur Lille).

?Bon accueil du public. Il est apparu important d'être là, de parler, de dire, raconter, témoigner...;après les effets d'annonces médiatiques de la circulaire sarkozy. Mais bon les gens ne sont pas si dupes que cela! Beaucoup parlaient de ce qui s'est passé au Mans à ce moment là!

 

Tous les groupes aux alentours ont spontanément répondu oui quand nous sommes passés les voir pour afficher de manière visible sous forme d'affiche le tract " la chasse à l'enfant".

[Christophe]

 

 

























 





































































































Les exclus de l’humanité façon Sarkozy 







Géraude en danger !





Géraude Yamdjeu A. Zom, jeune camerounaise de 18 ans, est arrivée en France en 2003 pour retrouver son père, ses frères et sa tante. Elle est scolarisée au collège Denfert Rochereau à Auxerre où elle suit une formation d'insertion par alternance. Elle est parfaitement intégrée et ses professeurs sont contents d'elle.

Depuis février, elle est majeure et donc sans-papiers.

Le préfet de l’Yonne a pris à son encontre un arrêté de reconduite à la frontière.

Géraude a déposé un recours au tribunal administratif : sa vie est en France, il lui est inconcevable de retourner au Cameroun.

Vendredi 26 mai, elle a comparu devant le tribunal administratif de Dijon qui a refusé d'annuler l'avis d'expulsion. Elle devrait donc quitter le territoire français au plus tard le 30 juin 2006 : comme des milliers d'autres jeunes enfants et adolescents sans papiers, la circulaire Sarkozy l’autorise à finir son année scolaire 2005-2006 mais après c'est l’expulsion.



Comment imaginer que demain, à la prochaine rentrée scolaire, Géraude ne soit plus en classe avec ses camarades ? Que dire à ces élèves ? Comment leur expliquer la décision inhumaine du préfet ? Du tribunal ? De la police française qui viendra l’arracher à ses proches au matin du 30 juin ??Que « l'Etat de droit » qu'on leur décrit dans les cours d’instruction civique n'est qu'un mot sans contenu et que la réalité est toute autre ?

?Nous nous y refusons !

Nous ne laisserons pas des enfants ni des adolescents chassés du territoire français pour la seule raison qu’ils n’ont pas de papiers.

Nous soutiendrons Géraude pour que les démarches d'insertion dans la vie économique et sociale française qu'elle a entreprises aboutissent.

?RESF 89 – 27 mai 2006 Contact : resf89@voila







Finie la chanson : le musicien est en prison pour la fête de la musique



16 juin. Nous avons assisté à l'examen par le juge du Tribunal Administratif de Nantes de la situation de M. Covaci, papa roumain de deux enfants scolarisés, Ferdinand et Mattei, depuis janvier 2004 à l'école maternelle Gustave Roch de Nantes.

Malgré la présence dans la salle des enseignantes de ses enfants, de parents d'élèves amis, de membres du Collectif et de plusieurs journalistes de la presse locale, la juge du Tribunal Administratif a rejeté l'appel du papa.

Arrêté mardi 13 juin et placé en rétention depuis, ce papa rom que beaucoup de Nantais connaissent sans doute pour l'avoir entendu égayer de sa musique aux accents tziganes certaines places et scènes de Nantes, est descendu, menotté, d'un panier à salade qu'il a regagné une heure et demie plus tard, escorté comme doit l'être un dangereux musicien père de deux enfants régulièrement scolarisés dans une école de la ville.

Ce soir, une fois encore, je ne comprends rien.

Pourquoi, après le déferlement médiatique qu'avait généré il y a une dizaine de jours la “toute petite annonce” du ministre de l'Intérieur  la circulaire transmise le 13 juin aux préfets susceptible, quant à elle, de permettre la régularisation d'un grand nombre de familles avant la fin de l'été…, pourquoi donc cette circulaire mystérieuse n'a-t-elle pas encore fait plus de bruit dans les médias, ni dans le cabinet de l'avocate qui officiait aujourd'hui sans jamais y faire allusion dans sa plaidoirie, ni dans le bureau du fonctionnaire de préfecture  préposé à l'expulsion ???

Pourquoi, pourquoi ? Il y a quelque chose qui m'échappe ! Une chose est sûre, ce soir M. Covaci dormira (s'il y parvient) en centre de rétention... et sa femme comme ses enfants vivront dans l'angoisse de son prochain départ. À suivre !!!

19 juin  Nous avons appris que M. Covaci devra quitter le centre de rétention de Nantes mercredi 21 juin au matin..., sans doute pour être expulsé. Déjà, autour de l'école Gustave Roch et du Collectif Enfants Étrangers Citoyens Solidaires, la mobilisation s'organise.

En présence de Jack Lang et des nombreux artistes réunis autour de lui pour dédier la prochaine fête de la musique à tous les enfants actuellement menacés d'expulsion au-delà de la date fatidique du 30 juin 2006, nous avons pu lancer un appel en faveur du musicien rom expulsable le jour de la fête de la musique.



20 juin : Mails et appels déferlent sur la préfecture, on annonce toujours le prochain embarquement de M. Covaci vers un aéroport.



21 juin. Libération ! Au terme d'une longue semaine de rétention dans les conditions que l'on sait (ou, quand on les ignore, que j'invite tout un chacun à essayer de connaître...), après l'humiliation de l'arrivée menottes aux poignets entre deux policiers et devant des proches au Tribunal Administratif vendredi dernier... bref au terme de nouvelles souffrances comme en connaissent au quotidien depuis des semaines et des mois toutes les familles de notre entourage, M. Covaci est libre.



Libre mais dans une situation administrative toujours compliquée.



[Frédéric. Collectif Enfants étrangers. Nantes.]







interdit de these en France !





22 juin, 7h, quatre policiers sont venus se saisir manu militari du jeune tunisien Fathi Toualbi, étudiant en thèse à la fac de Lettres d'Aix, dans sa résidence universitaire CROUS Lucien Cornil, 168 rue St Pierre, à Marseille.



Emmené au Centre de Rétention Administratif du Canet, dont l'ouverture ne date que de dix jours, cet étudiant a été conduit de force vers le Port Autonome afin d'être embarqué sur le Carthage (compagnie CTN) pour un aller simple vers Tunis.



Le hasard fait que ce navire n'est pas arrivé sur Marseille car il est tombé en panne à Gênes. Fathi a donc été ramené au CRA où il y passera la nuit.



Les méthodes employées sont choquantes. Elles témoignent d'un acharnement, d'une traque sans intérêt qui rappelle les heures les plus sombres de l'Histoire.

RESF, avec le réseau qu'il constitue, notamment par le biais d'élus, interpelle la préfecture pour qu'elle renonce à cette expulsion et relâche Fahti qui doit pouvoir poursuivre ses études en France.



Au Centre de rétention, on lui a promis un vol Marseille-Tunis dès demain jeudi 22.



Les militants du RESF, parents d'élèves, enseignants, étudiants, citoyens...  bien décidés à empêcher cette expulsion, seront à Marignane à 6h pour les premiers vols.



Ils appellent les organisations et individus qui soutiennent leur combat à interpeller le préfet

fax : 04 91 15 64 35 mail : cabinet@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr

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La police à l’école (suite)

?Le jeudi 8 juin, alors que la directrice l'école élémentaire, 5 rue Ferdinand Flocon, Paris 18e, était au stade avec une de ses classes, donc absente de son école, deux policiers se sont présentés à l'école et ont demandé les listes d'élèves sans préciser les motifs de cette demande.



La gardienne et l'institutrice présentes ont refusé de les donner. Les policiers sont repartis en laissant un numéro de téléphone où appeler à la préfecture de police.



La directrice de l'école a obtenu par la suite, au dit numéro, les informations suivantes :



« Les policiers n'ont pas demandé les listes d'élèves, ils sont "seulement” venus voir si deux enfants disparus de l'école il y a plusieurs mois n'étaient pas revenus. Réponse : non, donc c'est fini, on n'en parle plus ! »



Il va sans dire que la gardienne et l'institutrice sont formelles, les policiers leur ont bien demandé les listes.



La directrice souhaite que cet incident qui, certes, est une vraie alerte, ne soit pas pour autant grossi.





mobilisations



Le temps avec nous



Besançon



à Besançon, nous avons profité du premier samedi de beau temps pour tenir une table d'information devant l'Hôtel de Ville, Place du Huit Septembre. Nous étions un bon groupe (dont le comité de soutien à Dinka Hadzic, très actif). Signature des pétitions RESF et UCIJ, et des pétitions de soutien aux familles locales. À noter que de nombreux passants pensaient que le problème était réglé suite à l'annonce de Sarkozy. Nous nous sommes empressés de les détromper ! Nous serons présents tous les samedis du mois de juin, de 14h à 17h.

[M. Savaric- RESF 25]?





lille



Nous avons le 10 juin, Grand Place à Lille, sous le soleil et dans la chaleur, répété l'opération diffusion du tract “la chasse à l'enfant” et celle de signature de pétitions (Nous les prenons sous notre protection, et celles locales en soutien à Richard, Jeef, Rachid, Caleb, Julienne, Behnaz, Tarsinas et sa famille...) avec les jeunes et les familles, comme nous l'avions fait au même endroit il y a trois semaines ou il y a quinze jours à Roubaix et dimanche dernier sur le marché de Wazemmes à Lille. Bon accueil des nombreux passants, passantes. Beaucoup d'échanges. On a pu sentir, une nouvelle fois, une réellement émotion, inquiétude de ce qui se passe dans ce pays. Et cela va bien au-delà de la question des élèves sans-papiers !

POUR LA RÉGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS !

[RESF 59-62]

nouveaux collectifs





RESF MAYENNE 53



Le 6 juin 2006 à la maison de quartier des Fourches plus de 50 personnes à titre individuel ou représentants d’associations, de syndicats d’enseignants et de représentants politiques se sont réunis pour créer un Réseau départemental Éducation Sans Frontière (RESF 53).

Ce collectif RESF 53, s’est constitué pour refuser que des familles et leurs enfants soient expulsés malgré les risques encourus dans leur pays d’origine. En Mayenne, une quinzaine de familles sont menacées…

RESF 53 a invité tous ceux que cette situation révolte à venir manifester le mardi 20 juin à 18h place du jet d’eau. Une motion a ensuite été déposée en préfecture.

Les premiers membres du collectif RESF 53 sont : Alter Égaux, CCFD, CGT Education, les DDEN, FCPE, FO-Enseignement, FSU, LCR, Ligue de l’Enseignement, La Pastorale des Migrants, les Trois Mondes, PCF, SNUipp, SUD Éducation, les Verts.



Pour joindre RESF 53 : 02.43.53.81.54 mail : resf53@orange.fr

Laval le 7.06.06 (extraits du communiqué de presse)





 

RESF GERS 32



Nous vous écrivons pour vous annoncer la création dans le Gers d'un collectif de soutien aux sans-papiers. Actuellement nous alertons nos concitoyens sur les menaces qui pèsent sur les jeunes scolarisés sans-papiers. Vous pouvez nous adresser vos infos à l'adresse suivante :

sanspapiers32@free.fr





BREST Éducation Sans Frontières



Création en cours de l'association "Brest Éducation Sans Frontières" dont le but est de coordonner les actions des divers collectifs et comités de soutien de Brest centrés autour des écoles et de soutenir les enfants qui n'en sont pas pourvus. Ses membres souhaitent évidemment faire partie du réseau Éducation Sans Frontières. C'est l'objet de ce message. Nous voulons bien être le relais en Finistère de RESF. Voici nos coordonnées : Brest Éducation Sans Frontières Maison des associations 1 rue de l'Harteloire 29200 Brest, tel : 02 98 05 48 03





RESF 72 redécolle

Resf Sarthe, créé en novembre dernier et en somnolence jusqu'à une date récente, vient de décoller après l'intervention de police dans une école maternelle pour venir chercher deux enfants et les “expédier” avec leur mère en Norvège dans les circonstances que la presse nationale a relatée.La réaction citoyenne a été quasi-immédiate et nous espérons pouvoir organiser des parrainages républicains d'ici la fin du mois.

blog nouvellement créé: http://resfsarthe.over-blog.com [Y. Coupey - RESF Sarthe]















RESF Besançon



- 24 juin : grand concert gratuit Place de la Révolution à partir de 17h ;

  



RESF Bordeaux



Concert le 30 juin au soir Place Saint-Michel Marie-Line.





RESF PARIS

?- 23 au 25 juin : le RESF SERA PRÉSENT PENDANT 3 JOURS (APRÈS MIDI ET SOIRÉE) à LA FURIA SUN FESTIVAL DE CERGY 95





RESF Lille



- samedi 24 juin de 14h à minuit, concert de soutien aux sans papiers, salle du Gymnase à Lille (à l'iniative d'un grand nombre d'organisations associatives et syndicales)

 - samedi 1er juillet, manifestation marche sur le centre de rétention de Lesquin (l'ancien qui est surpeuplé mais aussi celui tout proche en construction)



educationsansfrontieres.org

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