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Le camp d’extermination de Sujiatun : la conscience à l’épreuve

060711:0600 crime sexcrime scandale témoignage * 5 min mots

Par Shizhong Chen



Rappelez-vous du nom de : Sujiatun. Il sera un jour aussi tristement célèbre qu'Auschwitz et Dachau.





{Le Centre national de médecine traditionnelle chinoise du traitement des thromboses à Shenyang. Selon une ancienne infirmière qui y a travaillé, le camp de la mort de Sujiatun est dans un complexe souterrain relié à cet hôpital.}





{Le four crématoire est situé sur le côté sud-ouest de l'hôpital. Il y a deux portes menant au complexe souterrain du camp de la mort de Sujiatun. Selon les témoins, les restes des pratiquants de Falun Gong sont incinérés dans ce four après le prélèvement de leurs organes.}



Le 8 mars 2006, un ancien journaliste du régime communiste chinois a révélé aux pratiquants de Falun Gong des États-Unis une nouvelle effroyable : l'existence du camp d'extermination secret de Sujiatun, dans la ville de Shenyang, province du Liaoning en Chine.



Selon ce journaliste, plus de 6.000 pratiquants de Falun Gong sont détenus à Sujiatun. « Il semble qu'une fois envoyés à Sujiatun il leur est impossible d'en ressortir. » Le journaliste a également révélé qu'il y a des chambres d'incinération et un grand nombre de médecins. « Pourquoi un four crématoire a-t-il été construit ? Pourquoi autant de médecins y sont-ils logés ? Certainement pas parce que le PCC veut bien traiter ses prisonniers. C'est quelque chose que vous ne pouvez tout simplement pas imaginer... »



« Le Parti communiste ne nourrira certainement pas gratuitement et indéfiniment ses prisonniers. Alors pourquoi sont-ils là ? (...) En fin de compte, les pratiquants de Falun Dafa sont tués pour leurs organes, qui sont alors envoyés à divers établissements médicaux. Actuellement la vente d'organes est une affaire très lucrative en Chine. »



Les pratiquants de Falun Gong ne sont pas les seules victimes de tels crimes. Une semaine après la révélation du journaliste, une ancienne infirmière dont l'ex-mari a participé au prélèvement d'organes sur des pratiquants de Falun Gong a également fait des révélations :



« Je travaillais au centre de traitement des thromboses de Liaoning, à côté du camp de concentration. Mon ex-mari a participé aux prélèvements de cornées sur les pratiquants de Falun Gong. Cela a brisé notre famille. »



« Début 2001, l'hôpital a affecté mon mari au prélèvement secret de cornées des pratiquants de Falun Gong. Il me l'a caché au début, mais j'avais remarqué qu'il était en détresse, avait très souvent des cauchemars et était constamment angoissé. Après mes questions répétées, en 2003 il m'a enfin avoué la vérité. »



« Il savait que c'était des pratiquants de Falun Gong. Chaque docteur qui participait à cette opération le savait. On leur a dit que l'élimination du Falun Gong n'était pas un crime et qu'ils aidaient le parti communiste à faire le « nettoyage ». Ceux qui passaient sur la table d'opération étaient anesthésiés. Les cornées étaient ; la plupart du temps, prélevées sur des personnes âgées et des enfants. »



« À l'époque, quand mon ex-mari m'a révélé cela, il ne pouvait plus supporter de faire de telles choses et avait décidé de quitter la Chine pour fuir cette horreur. Il m'a dit : tu ne peux pas imaginer mon désespoir, parce que ces pratiquants de Falun Gong étaient encore vivants. Ce serait différent si ces organes étaient prélevés sur des personnes mortes, mais elles étaient vivantes. »



Pour cette raison, j'ai divorcé. Je lui ai dit : « Ta carrière est fichue maintenant, tu ne pourras plus jamais tenir un scalpel ».



« Je sais qu'il y a beaucoup de pratiquants de Falun Gong qui sont actuellement détenus à hôpital ». À la fin, cette infirmière a déclaré : « Je voudrais exposer cela à la communauté internationale, afin que ceux qui n'ont pas encore été tués aient une chance d'être sauvés. De plus, je voudrais le faire en tant qu' expiation pour ma famille. »



Les victimes ne se limitent pas seulement aux Chinois. Il est bien connu que la Chine est devenue la capitale mondiale de la transplantation d'organes, et expédie les organes humains aux pays voisins tel que la Thaïlande. Des dizaines de milliers de différents endroits du monde ont bénéficié de greffes d'organe en Chine et en Thaïlande, croyant que les organes étaient légalement obtenus. Comment réagiront les chirurgiens qui ont été trompés lorsqu’ils sauront de quelle façon ont été prélevés ces organes et d’où ils proviennent exactement, même si les organes prélevés sur des pratiquants de Falun Gong s'avèrent n’être qu’une partie de tous les organes humains utilisés dans des opérations de greffe ? Comment pourront-ils lever ce doute ? Voudront-ils découvrir la vérité ? Ou supporteront-ils cette épreuve en silence et éviteront désormais la mention « transplanté en Chine » ?



Un autre docteur a récemment déclaré qu’extraire des organes à partir de prisonniers vivants est chose courante en Chine. Combien de camps comme Sujiatun existe-t-il en Chine ?



C’est précisément parce que nous ne pouvions plus supporter de tels crimes que l'humanité a déclaré « Plus jamais ça! » après le choc de l'holocauste. Cependant, tandis que cette déclaration résonne encore dans les oreilles des survivants de l'holocauste, sommes-nous prêts pour un autre choc ? – où en sommes-nous ? Comment pourrons-nous expliquer à nos enfants et à nous-mêmes que nous avons observé passivement l’extermination des pratiquants de Falun Gong pendant plus de six ans et l’avons même laissée s’intensifier jusqu’à ce qu’apparaisse des usines de prélèvement d’organes comme Sujiatun ?





{Rapports des Nations Unies : falunhr.org}



Ce n’est pas faute de manque d’information. Depuis juillet 1999, les pratiquants de Falun Gong en Chine ont pris d’énormes risques pour rassembler quotidiennement des informations détaillées sur les graves violations des droits de l'Homme commises par le régime communiste chinois pour les envoyer à l’étranger. Les pratiquants de Falun Gong outre-mer ont travaillé d’arrache-pied pour diffuser ces informations aux gouvernements, aux médias, aux leaders de l'opinion, aux Nations Unies, au grand public et ont lancé un appel pour attirer leur attention.



falunhr.org

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