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Palestine


060712:1206 étatique 2 min mots

Revues de l'étatisme international

mercredi 12 juillet 2006 (10h33) :

Le silence déconcertant de l?Union européenne

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Les Vingt-Cinq se cantonnent dans un rôle strictement humanitaire. Eléonore Sulser, Bruxelles Bruxelles a annoncé mardi qu?il allait fournir 300000 litres de carburants d?urgence aux hôpitaux de Gaza, privés de courant tout comme 45% de la population après les bombardements israéliens contre les installations électriques. « La situation actuelle est très critique », a noté Benita Ferrero-Waldner, la commissaire européenne chargée des Relations extérieures.

Depuis le début de l?offensive israélienne sur Gaza, l?impuissance diplomatique de l?Union européenne est criante. « Préoccupation », appel « à toutes les parties » à protéger la vie des civils et à ne pas détériorer davantage la situation humanitaire, telles sont les déclarations des responsables européens. Il faut dire que, depuis l?avènement du Hamas, et par son refus de dialoguer avec le gouvernement qu?il a formé, Bruxelles a perdu le peu d?influence qu?il avait sur les Palestiniens.



A la lumière de la crise, la place de l?UE se réduit de plus en plus au sein du Quartette (Russie, Etats-Unis, Union européenne, ONU) au rôle de pourvoyeur de fonds de secours. Bruxelles a d?ailleurs passé les dernières semaines à mettre en place un mécanisme compliqué de contournement des instances aux mains du Hamas pour acheminer les fonds européens destinés aux populations palestiniennes. Malgré cet effort et même si certaines capitales s?activent de leur côté, le poids de l?Union, en termes diplomatiques, semble plus négligeable encore aujourd?hui que par le passé.



Il faut dire que les priorités sont ailleurs pour l?Union, dans les Balkans, par exemple, où elle soigne ses pays candidats. Au nord-est du continent aussi, où ses nouveaux pays et les problèmes d?approvisionnement énergétique poussent l?Europe à s?investir davantage. L?heure n?est plus non plus à l?affrontement avec les Etats-Unis. Sur le dossier iranien, l?entente est cordiale entre Bruxelles et Washington. Faut-il vraiment mettre en péril la concorde retrouvée parce qu?on diverge sur Gaza?



Certes, la Commission européenne n?a pas pour vocation première de faire de la politique étrangère. Pourtant, elle saisit toute occasion de rappeler qu?elle est un organe politique. Récemment, les services de Benita Ferrero-Waldner ont même présenté un plan destiné à rapprocher leur action de celle de Javier Solana, qui reste l?homme fort de la politique étrangère européenne. Mais lui non plus n?est guère disert sur la crise en cours. Tout entier concentré sur l?Iran, il s?est contenté d?appeler Israël à « privilégier une solution politique » pour récupérer son soldat enlevé.



bellaciao.org

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