Stratégie pour un monde meilleur.
10 articles systemLe but étant de s'approprier la création monétaire de sorte qu'elle puisse avoir lieu au moment de la demande d'un bien ou d'un service, de sorte que l'éducation, la médecine, la culture, bref toutes ces choses non entables ou possibles puissent être réalisées sans autre contrainte que celle de ce qui est possible, il convient d'adopter une stratégie de transition d'un système à l'autre.
En premier le système désiré doit être bien pensé et testé par des simulations.
Celui que l'étude a amené à dessiner au cours des années de réflexion sur ce sujet est assez vaste à expliquer, mais en gros le principe central est très clair à dire : c'est au moment de la demande que la monnaie se crée, comme par magie, ou plutôt comme si chaque avait les mêmes droits qu'une habituelle banque.
Donc face à cela la réaction légitime est de demander : mais à quel moment alors, est-il question de travailler, participer, produire, si tout le monde peut avoir tout ce qu'il veut n'importe quand ?
Bien sûr il n'en sera pas ainsi, c'est seulement pour les biens de première nécessité qu'il doit en être ainsi, et encore, seulement sur le principe de l'équité globale. Il doit y avoir une gradation entre ce qui est de première nécessité et de dernière nécessité (le luxe) de sorte que le coût de chaque chose soit accompagné de devoirs.
Chacun est prêt à remplir des devoirs, les humains adorent cela ! Il n'appartient qu'à la rhétorique anti-révolution systémique que de croire que le confort apporté par une société qui a pour but de pourvoir aux premières nécessités de chacun conduira les gens à se prélasser dans l'inactivité.
Il n'appartient qu'au système social injuste de considérer « le chômage » comme le fait d'une paresse ou d'un problème individuel, là où en réalité c'est une violation du droit humain.
L'idée, seulement, doit être celle de la participation à un système capable de produire l'effet de justice, la joie de faire partie d'un monde qui incrémente positivement son niveau évolutif à chaque fois que chacun fait le moindre effort.
Ce concept est primordial, tout effort doit avoir un but et un sous-but, et un sous-sous-but, qui chacun d'entre eux doivent agir positivement sur le destin du monde.
Le pragmatisme nomme « but » ce qui est effectivement produit. Il faut bien s'entendre sur ce terme, si un politicien veut « faire le bien social » en donnant plus d'argent aux riches, son but réel et pragmatique ne peut aucunement se contenter d'être strictement égal à ses intentions. Le but réel de sa manoeuvre ne peut être qualifié qu'au regard des résultats qu'il a obtenu, et avec cet exemple, on peut dire que le but réel de la manoeuvre qui consiste à inonder les riches de sorte que, comme dans la fable de la fontaine à plusieurs étages, l'eau descende sur les couronnes les plus basses, en observant que ça ne marche pas (car évidemment ça ne marche pas !) on considère que le but est seulement d'accentuer l'injustice de ce monde.
L'esprit dans lequel il faut être pour participer positivement à sa société et à ce qu'elle veut léguer aux générations futures, est couramment nommé l'altruisme.
Dans un système juste l'altruisme a une action positive sur le système, de sorte même qu'il n'en est plus vraiment, puisqu'il devient évident que le but de l'altruisme est un gain palpable.
L'erreur à ne pas commettre est de faire passer l'appât du palpable avant l'altruisme, car comme je l'ai suggéré, à tout but il y a de nombreux sous-buts, si nombreux qu'on ne peut pas réellement avoir d'emprise sur eux. Ainsi il devient très important que l'état d'esprit, le subconscient qui pousse à agir, soit purement défait de toute contrainte et empli de bons sentiments. (Ceci est très important, voire primordial !)
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Dans cette société, ceci n'a jamais été analysé, quand le monde de « biens numérique » que sont les films, les musique,s les logiciels, est absolument inadapté au système du bénéfice et du but lucratif.
Les produits commerciaux qui ont le plus de valeur peuvent être distribués gratuitement par copie informatique, dont le coût est infiniment faible, car totalement mutualisé.
Il se passe que lorsqu'un gars décide de donner à copier des oeuvres originales, le premier réflexe de la société du but lucratif est de le punir bruyamment, en s'étouffant de scandale et d'horreur devant cette transgression inconcevable !
Mais pourtant c'est bien là que tout ce joue, car en réalité l'état d'esprit dans lequel ce « pirate-master » est celui de l'altruisme. Il agit dans le but d'apporter un incrément positif à sa société. Les gens qui, grâce à lui, sont des pirates-utilisateurs, peuvent accéder à une culture qui leur serait restée étrangère sinon. A chaque fois qu'il constate un téléchargement, un sentiment de joie s'empare de lui, bien qu'il n'en retire aucun bénéfice pécunier. L'état d'esprit dans lequel le pirate-master se trouve est l'altruisme, et je soupçonne qu'au-delà de l'apparente (barbarie anticapitaliste) qu'il représente, ce que le pouvoir tient le plus à sanctionner est précisément son altruisme.
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Or précisément c'est au moment du téléchargement que l'auditoire d'une oeuvre doit être mesurée, et en cette conséquence que la création monétaire doit se faire.
L'artiste ou l'informaticien délivrant le fruit de sont travail, apporterait un incrément positif à sa société tout en devenant capable d'en vivre, donc d'avoir des crédits lui permettant de justifier son activité.
Ce qui se passe précisément, est que d'une part l'achat est avalisé sans contrainte quand il s'agit de produits autorisés à être accessibles au plus grand nombre, et de l'autre côté, le producteur qui agit de la même sorte lorsqu'il veut se nourrir, doit fournir une contrepartie en forme de participation au bien de sa société.
En réalité l'argent que touche le producteur est un argent négatif, c'est une somme que lui doit déjà de par sa consommation courante. S'il crée plus de richesse qu'il n'en a besoin, alors il soulage sa société de devoirs à accomplir. Si au contraire il est inactif, alors pour autant cela ne l'empêche pas de pouvoir accéder aux biens de première nécessité.
Qu'on ne s'y trompe pas, malgré cette explication trop peu rigoureuse le bon fonctionnement du système se prouve par un équilibre comptable strict, en plus de l'assouvissement de la fourniture de tous les biens de première nécessité à qui en a besoin.
Dans un tel système c'est le fait d'aller chez un médecin qui créer la monnaie dont le médecin a besoin pour justifier ses dépenses.
Mais pour autant, immergé dans un système global conçu sur le principe de la mutualisation des comptes et du principe de la propriété non-privée, il n'est pas sujet à des calculs de brocantiers pour savoir s'il aura les moyens de se pourvoir en matériel médical dont il a besoin.
Le concept le plus important est celui de la comptabilité globale (le but lucratif étant le bien du tout, et « la croissance » étant celle de la richesse moyenne), et de la mécanique d'attribution (rétroactive) de la valeur de toute chose. Nous sommes maintenant dans l'ère de l'informatique qui permet amplement ces calculs de haute complexité, et l'affectation de coefficients de valeurs produits par la politique algorithmique, dont le but est de permettre des ajustements salvateurs.
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Dans la pratique, il faudrait commencer par créer des nouvelles sociétés à but non lucratif et à comptabilité générale, au sein de coopératives plus amples, capables de régir de façon prototype de système désiré.
Dans le tout premier temps, ce qui me semble être le plus urgent, il faudrait commencer par créer des associations de consommateurs capables de se présenter comme un seul et unique client auprès de fournisseurs de biens de première nécessité, qui eux appartiennent encore à l'ancien système périclitant.
En effet il est flagrant que seul, chaque individu prit comme consommateur, possède un risque trop grand de trop mal se conduire en tant que consommateur, en achetant des produits trop onéreux ou fournis par des sociétés qui, par un biais ou un autre, participent au malheur du monde, en fabriquant des armes et en ayant un bénéfice à tirer des guerres et de la famine, ou encore du retard scientifique et technique (comme par exemple la réticence à se passer de pétrole).
Être un bon consommateur est un travail pour un parti politique pleinement informé des conséquences de ses actes, et les citoyens devraient se conglomérer en associations de consommateurs-acheteurs, dont le travail consistera à grouper les achats et assurer leur distribution, de façon à se porter garant de la qualité et de la faiblesse de ses prix.
Une fois cette étape franchie, comme dans toute grande structure qui se respecte, il ne tardera pas à ce que cette coopérative à but social devienne elle-même productrice des aliments et des biens de première nécessité qui auront été promis à ses « citoyens ».
Dès lors, c'est le système mécanique social le plus compétitif, le plus intelligent, le mieux élaboré et le plus à-même de produire l'effet de justice qui justifiera l'intérêt d'une telle communauté, qui pourra ainsi obtenir son autotomie du système social injuste.
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