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Bachelot résilie la moitié des commandes de vaccins contre la grippe

100106:1906 3 articles H1N1 3 min mondialisation.ca mots

Mondialisation.ca, Le 5 janvier 2010
Les Échos

En pleine polémique sur la campagne de vaccination contre le virus pandémique H1N1, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a annoncé avoir résilié les commandes de 50 millions de doses de vaccin, soit "une économie de plus de la moitié" du total engagé.

"Ces commandes n'avaient été ni livrées, ni payées, elles sont donc résiliées", a précisé la ministre, dans un entretien lundi sur TF1.

"Les vaccins représentaient 712 millions d'euros, cela fait une économie de plus de la moitié", a dit Mme Bachelot.

Ce chiffre diffère du montant de 869 millions d'euros précédemment annoncé par le ministère de la Santé pour les commandes de vaccin, du fait d'un changement de TVA (de 19,6% à 5,5%) lié à l'autorisation de mise sur le marché, explique-t-on au cabinet de Mme Bachelot.

L'entourage de la ministre n'a pu préciser lundi soir si des clauses de résiliation prévoyaient le versement d'indemnités aux laboratoires.

Dans la perspective d'une pandémie mondiale redoutée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la France avait commandé 94 millions de doses de vaccin auprès de GlaxoSmithKline (GSK, 50 millions de doses), Sanofi Pasteur (28 millions), Novartis (16 millions) et Baxter (50.000), pour un montant total de 869 millions d'euros, selon le ministère de la Santé.

GlaxoSmithKline France et Sanofi Pasteur se sont déclarés prêts à examiner une éventuelle demande de renégociation du contrat avec le gouvernement.

La ministre de la Santé a déclaré lundi à propos des doses commandées, "avoir négocié directement avec les laboratoires".

Les critiques à l'encontre du gouvernement, qui a confirmé dimanche avoir commencé à revendre des surplus de vaccins à des pays tiers, se sont multipliées lundi.

Premier à porter le fer, le socialiste Jean-Marie Le Guen a réclamé dimanche une "mission d'information parlementaire". A droite, le député UMP Bernard Debré a vilipendé le "principe absurde, poussé à l'extrême, de précaution".

Les laboratoires ont également été jugés "grands vainqueurs de cette affaire" par le porte-parole du PS Benoît Hamon.

Pour sa part, la ministre s'est défendue d'en faire "trop ou pas assez". "Je le dis clairement, il faut pratiquer le principe de précaution", a-t-elle martelé lundi soir, évoquant la crise sanitaire du sang contaminé.

"Cette grippe a tué 18 personnes ce week-end, en trois jours, en particulier des personnes qui n'avaient aucun facteur de risque", a souligné Mme Bachelot.

Selon elle, la vente des vaccins aux autres pays sera "marginale" au regard de la résiliation des commandes annoncée ce lundi.

Sur le total de 94 millions de doses, en plus des 50 millions résiliés, 9,4 millions ont été promises à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et 2 à 3 millions seront vendues, selon le ministère. Quelque 25 millions de doses resteraient ainsi disponibles pour la vaccination en France, selon le ministère.

"Je serai attentif à ce qui va se passer", a déclaré M. Le Guen lundi soir à l'AFP après l'annonce de la résiliation de commandes. "J'ai tendance à penser que c'est un artifice", a-t-il ajouté.

Mme Bachelot a appelé à ne "pas relâcher la garde sur la vaccination", précisant que "la semaine prochaine les médecins généralistes volontaires pourront vacciner dans leur cabinet".

La vaccination va également se poursuivre dans les centres de vaccination et doit "continuer jusqu'à septembre prochain", a déclaré la ministre.

Mme Bachelot a souligné qu'avec 5 millions de vaccinés, la France avait "des chiffres parmi les meilleurs d'Europe".

mondialisation.ca

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Le double mensonge de Roselyne Bachelot

politic 100108:2009 * 4 min plumedepresse.net mots

Ajouter la manipulation à l'incompétence...

Démission !

vendredi 8 janvier 2010, par Olivier Bonnet

Pas de chance pour notre inénarrable ministre de la Santé : coup sur coup, la presse vient de la prendre deux fois en flagrant délit de mensonge. Invitée lundi 4 janvier au 20 heures de TF1, Roselyne Bachelot entendait se disculper de sa (calamiteuse) gestion de l'affaire de la grippe A. Pour mémoire, l'Etat avait fait l'acquisition de 94 millions de doses de vaccin et seuls 5 millions de Français ont, à ce jour, sacrifié à la piqûre : une gabegie - qui plombe la Sécu - de 712 millions d'euros ! "L'objectif était de pouvoir vacciner 75% des Français. Avec les quelque 8% de la population vaccinée début janvier et les stocks de vaccin, difficile de ne pas ressentir un léger décalage", résume Le Monde. Pour se défendre, Bachelot a mis en avant le fait qu'il était au départ prévu d'administrer le vaccin en double dose et que ce n'est qu'en novembre qu'on a su qu'une seule injection suffisait. Justement, sur le plateau du 20 heures, elle a bien précisé que la résiliation des commandes de 50 millions de doses du vaccin avait été négociée "à partir du 20 novembre". Histoire de se dédouaner : dès que le gouvernement a su qu'il aurait besoin de deux fois moins de vaccin, dispositions furent prestement prises pour résilier le surplus. Bravo Madame la ministre pour la réactivité ! Or que nous apprend Libération ? "Le Canard enchaîné révèle mercredi matin un courrier émis par l’Eprus, l’établissement public chargé d’acheter les vaccins, adressé au laboratoire GSK, pour lui annoncer « la suppression de la commande à hauteur de 32 millions de doses », daté du 4 janvier 2010, jour de l'annonce de la ministre". Gonflée, la Bachelot : le même jour que celui où elle s'est - enfin ! - décidée à résilier les commandes de vaccins, aller la bouche en coeur mentir à des millions de Français en prétendant que la démarche remonte à il y a deux mois ! Mais le deuxième mensonge est pire, que l'on pouvait déjà subodorer à la lecture de la fin de l'article du palmipède, qui ajoute que le courrier ministériel aux labos précisait : "Nous sommes à votre disposition pour envisager avec vous les conséquences de cette modification du marché." Comme des indemnités, par exemple ? La ministre a affirmé sur TF1 que l'annulation de la commande allait permettre d'économiser 350 millions d'euros. Ce serait le cas si aucune indemnité n'était versée aux labos. Or Rue89 donne la parole à une avocate de droit public qui est formelle : "L'administration ne peut mettre fin avant terme à un contrat que "sous réserve des droits à indemnité des intéressés". L'indemnisation est donc un droit pour le cocontractant. Ainsi, il serait illégal que madame Bachelot n'ait pas prévu de verser des indemnisations aux laboratoires pharmaceutiques lésés par les résiliations unilatérales des contrats de fourniture des vaccins contre la grippe A." L'article ajoute : "Le Suisse Novartis, qui se voit annuler plus de 65 millions d'euros de contrats n'a pas de raison de faire cadeau de ses indemnités, et encore moins l'anglais GSK qui perdra 224 millions d'euros de chiffre d'affaires dans l'affaire". Bachelot tente de noyer le poisson mais il faudra indemniser les labos et elle sait déjà que l'économie réalisée n'atteindra pas la totalité de la somme qu'elle annonce pourtant sans gêne. Puisqu'elle est décidée à nier contre l'évidence avoir dans l'affaire commis la moindre erreur, autant y aller à fond, quitte à "omettre" dans ses calculs la somme allouée au dédommagement des fabricants. On ne va pas s'arrêter à si peu, n'est-ce pas ?

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Les effets d'annonce de Roselyne Bachelot sur la grippe A

100106:1909 4 min mondialisation.ca mots

Mondialisation.ca, Le 6 janvier 2010
Rue89

Comme le raconte en détails Le Canard Enchaîné de ce mercredi, Roselyne Bachelot n'a pas été vaccinée contre les « bobards ». En quelques secondes, lundi soir à la télévision, la ministre de la Santé en a proféré au moins deux.

La commande n'a pas été résiliée quand elle l'annonce

Le courrier est daté du 4 janvier 2010 : l'Eprus (Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires) écrit au laboratoire pharmaceutique GSK :