Bonnet A, bonnet B : la loppsi australienne censure les petits seins
Ecrit le 28 janvier 2010 par Fabrice Epelboin 
Faut-il voir là l'influence du puissant lobby de la chirurgie esthétique ? Le marché des implants mammaires va-t-il réellement profiter des dernières évolutions de la Loppsi Australienne ?
Toujours est-il qu'il est désormais interdit de publier sur l'internet Australien des poitrines nues si celles-ci n'ont pas la taille réglementaire. Cette décision, qui ravira certains bloggeurs, illustre à merveille les dérives d'un système de censure une fois celui-ci dans les mains d'un gouvernement. Qu'il s'agisse d'une démocratie ou d'une dictature ne semble avoir pour effet que la vitesse à laquelle le système dérape.
Après avoir filtré sur l'internet les oeuvres de Pasolini, de Catherine Breillat ou de Larry Clark, c'est désormais sur les femmes avec une petite poitrine que s'abat le couperet de la censure australienne.
Dans le même registre d'une moralité qui semble tout droit issue de l'époque Victorienne, la représentation de l'usage du point G dans un film pornographique est également interdite au pays des kangourous. Là aussi, je laisse à d'autres le soin de faire une analyse détaillée du problème.
La femme, qui se doit désormais de posséder une poitrine opulente (en plastique au besoin) est un objet de plaisir pour l'homme, et surtout pas l'inverse. Qu'on se le dise.
Dans le pays de Simone Veil et d'Elisabeth Badinter, nous devrions être à l'abri de ce type de dérives, mais nulle doute que nous aurons droit à d'autres aberrations, probablement moins drôles.
(photo DR)
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