Lors d’une séance de questions au gouvernement, le député centriste Hervé de Charette, ancien ministre français des Affaires étrangères, a interpellé son successeur au Quai d’Orsay, Bernard Kouchner, à propos de l’inaction européenne face au sort réservé par Israël au peuple palestinien.
par Hervé de Charrette de La Contrie
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La réponse de Kouchner est instantanée, car corporelle.
- levé de sourcils quand il se rend compte que ça parle d'Israël, il semble carrément étonné ;
- ensuite il se frotte le front, l'air de dire "comment je vais m'en sortir" ;
- deuxième levé de sourcils quand l'orateur précise "vous qui vous êtes toujours intéressé aux droits de l'homme dans le monde", l'air de dire "ah bon, pas tant que ça quand même" ;
la question portait sur le fait que l'europe ne faisait "rien", or c'est pire, puisque le silence est un aveu de complicité. mais Kouchner répond sur le "rien" par "et vous non plus vous ne proposez rien", comme c'est l'usage en politique de droite.
il répond que ils ne font pas rien, que ça avance très très doucement, ils sont en contact avec les deux parties (Abbas et Tel-Aviv !), mais qu'ils n'ont aucune idée de la manière dont il faut avancer.
encore une fois, une perche tendue pour permettre une justification officielle, utilisant l'incompétence comme rempart à une amitié aussi insolite qu'historique.
lire

Hervé de Charette a été ministre des affaires étrangères en 1995-1996, alors que Jacques Chirac était président de la République et Alain Juppé premier ministre.
Alain Gresh
Le Monde diplomatique
Kouchner - fervent suppporter de l'état sioniste - en compagnie du fasciste Lieberman
Il a joué un rôle actif et positif au moment de l'agression israélienne contre le Sud-Liban au printemps 1996 (le premier ministre était alors Shimon Peres).
Mariali (Anthropologie Critique) 100404
Un dialogue imaginaire, donc sérieux, entre M. Barack Obama et M. Benjamin Netanyahou Par Manuel de DiéguezIntroductionA - M. Hervé de Charette fait débarquer Israël dans le débat publicLa question que M. Hervé de Charrette a posée le 24 mars au Gouvernement - et nommément à M. Bernard Kouchner - sur les relations que la France entretient avec Israël marquera un tournant décisif de la politique tant française qu'internationale, parce que, pour la première fois, une nation européenne de grand poids aura pris position dans l'enceinte de son Assemblée Nationale sur un drame aussi universel que celui de l'éthique que la démocratie mondiale foule aux pieds au Moyen Orient.
Pierre Barbancey
L’Humanité
Le CRIF, officiellement Conseil représentatif des institutions juives de France, vient, à nouveau, de montrer son vrai visage. Un député du Nouveau Centre, Hervé de Charrette, a parlé de la « politique réactionnaire » et de « l'intention délibérée » de Netanyahou de « rendre impossible quelque négociation que ce soit avec les dirigeants palestiniens ». C'en est trop pour le CRIF qui explique sans rire que « ce sujet doit être traité avec justesse et impartialité » (sic) et dénonce une Assemblée nationale transformée en tribunal « lorsqu'il est question d'Israël ».

A l'heure d'un profond désenchantement citoyen, qui a porté le coup de grâce aux politiques en désertant massivement les isoloirs lors des régionales, l'intervention du député centriste, Hervé de Charette, ancien ministre des Affaires étrangères, lors d'une séance de questions au gouvernement, force l'admiration, par son courage et sa hauteur de vue, redonnant to