
par GEAB
En attendant que l'Euroland se dote, d'ici la fin 2012, d'un projet politique, économique et social commun de moyen et long termes, suite notamment à l'élection du nouveau président français François Hollande, anticipée depuis de nombreux mois par LEAP/E2020, les opérateurs resteront prisonniers des réflexes de court terme liés aux soubresauts politiques grecs, aux incertitudes sur la gouvernance de l'Euroland et aux risques sur les dettes publiques.
Bar de l'Europe - Renaud Vivien
17 mai par Renaud Vivien
Renaud Vivien est juriste et aussi un militant du CADTM, le Comité pour l'annulation de la dette du Tiers Monde. Son conseil à des pays étranglés par l'austérité comme la Grèce ? C'est simple : refuser de payer ! Refuser de rembourser une dette qui met la population en danger.
Émission du 12 mai 2012
www.tv5.org/bardeleurope

Interview de Sofia Sakorafa par Gemma Saura (La Vanguardia)
Sofia Sakorafa, députée de Syriza et parlementaire qui a obtenu le plus de suffrages (parmi tous les élus tous partis confondus), déclare : « On dit au peuple grec qu'il a une dette mais personne ne sait d'où elle est issue ni ce que l'on paie ».
17 mai par Gemma Saura
Interview de Sofia Sakorafa par Gemma Saura (La Vanguardia)
Sofia Sakorafa, députée de Syriza et parlementaire qui a obtenu le plus de suffrages (parmi tous les élus tous partis confondus), déclare : « On dit au peuple grec qu'il a une dette mais personne ne sait d'où elle est issue ni ce que l'on paie ».
Par Chris Marsden
18 mai 2012
L'effondrement politique, économique et social de la Grèce est l'expression aigüe d'une crise plus large du capitalisme européen et mondial.
Le destin de ce petit pays est en train de se décider uniquement selon les intérêts prédateurs des financiers mondiaux et de leurs représentants à la tête des gouvernements nationaux et la « troïka »(Union européenne (UE), Banque centrale européenne (BCE) et Fonds monétaire international (FMI.))
La tentative de former un gouvernement en Grèce s'est soldée par un échec. Mardi, un autre tour de négociations n'a abouti à rien ce qui revient à faire une croix sur la mise en oeuvre du plan anticrise dans ce pays. Cependant, l'Eurogroupe n'entend pas laisser la Grèce quitter la zone euro.
Le patron de celui-ci, Jean-Claude Juncker, a appelé à respecter la démocratie en Grèce. Pour lui, les suppositions concernant la sortie d'Athènes de la zone euro n'ont pas de sens.
Les retraits d'argent, dans les banques grecques, ont atteint 700 millions d'euros, lundi, a indiqué le Président de la République, Carolos Papoulias, aux chefs des partis politiques grecs qu'il a reçu, selon les actes, publiés, mardi, sur le site de la présidence.
Lors d'un entretien téléphonique avec le gouverneur de la Banque de Grèce, Georges Provopoulos, ce dernier m'a informé que la situation des banques était très difficile et que le système bancaire était, actuellement, très faible.

Crise de l'euro
Par Rachel Knaebel (15 mai 2012)
Depuis le début de la crise de l'euro, le gouvernement d'Angela Merkel impose une politique d'austérité généralisée, avec l'accord d'une partie des sociaux-démocrates. Comment réagissent les intellectuels de gauche allemands ? Qu'attendent-ils de la France avec la victoire de François Hollande ? Entretien avec Birgit Mahnkopf, politologue, professeur à l'École supérieure d'économie et de droit de Berlin, membre du comité scientifique d'Attac Allemagne.

David Böcking
Translated by Michèle Mialane
Dramatique action de sauvetage en Espagne : le pays nationalise sans autre forme de procès son quatrième établissement de crédit. C'est la dernière péripétie d'une crise bancaire qui couve depuis longtemps et déclenchée par la crise de l'immobilier.
Hambourg : Il n'y a pas si longtemps, on ne tarissait pas d'éloge sur le comte du système bancaire espagnol.
Par Andre Damon et Barry Grey
16 mai 2012
Les retombées économiques et politiques de la soudaine annonce faite par JPMorgan Chase jeudi dernier selon laquelle la banque avait perdu plus de 2 milliards de dollars en paris spéculatifs de dérivés de crédit ont continué de se multiplier lundi. La plus grande banque américaine a annoncé le départ forcé à la retraite d'Ina Drew, qui a dirigé le principal Service d'Investissement (Chief Investment Office) sis à Londres et qui avait misé sur la solvabilité d'une série d'entreprises américaines.
Par Nick Beams
15 mai 2012
La crise financière européenne s'est à nouveau aggravée alors que les doutes augmentent sur la solvabilité du système bancaire espagnol et que la possibilité d'un retrait de la Grèce de la zone euro devient de plus en plus probable.
Vendredi dernier, le gouvernement espagnol a demandé aux banques de prévoir 30 milliards d'euros (39 milliards de dollars) pour couvrir les pertes massives en actifs immobiliers, c'est sa quatrième tentative en trois ans pour assainir le système bancaire du pays.

IRIB-En l'espace d'un mois et demi, la célèbre banque américaine JP Morgan Chase a vu fondre 2 milliards de dollars.
Une perte qui pourrait grimper à 3 milliards si les conditions du marché étaient défavorables ou si les actions entreprises pour contenir les pertes ne portaient pas leurs fruits. "Le risque va perdurer pendant plusieurs trimestres", a expliqué le patron Jamie Dimon, alors qu'il annonçait la nouvelle.

Le prix du métal jaune change chaque jour. Ces derniers jours les cours des métaux précieux se sont considérablement dévalorisés, avec une baisse en-dessous du seuil psychologique de 1 600 dollars par once.
Mais ensuite, la situation a changé : les investisseurs ont commencé à acheter de l'or à un nouveau prix. Il s'avère donc que les investisseurs ne sont pas prêts à refuser complètement d'investir dans l'or.
Le chômage en Grèce a atteint un taux record de 21,7%. Plus d'un jeune sur deux, dans la tranche d'âge des 18-24 ans, est sans emploi. L'économie se sera contractée de 20% d'ici fin 2012, par rapport à son niveau d'il y a cinq ans, et montre peu de signe de sortie de sa descente aux enfers.
Par conséquent, lorsque des cris se lèvent pour dire que sortir de la zone euro serait une calamité pour la Grèce, la réponse évidente fuse : à quel point cela pourrait-il être pire ? Les Grecs comprennent que la vie en dehors de la monnaie commune serait difficile.
Le bon, la dette et... les truands !
11 mai par Pascal Franchet
C'est Helmut Schmidt qui disait « Les profits d'aujourd'hui feraient les investissements de demain et les emplois d'après-demain ». Alors, on a vu les profits, on a vu les investissements financiers, quant aux emplois, ils ont tendance à diminuer.
Il y a un discours qui dit qu'on dépense trop, qu'on vit au-dessus de nos moyens et qu'il faut absolument réduire les dépenses publiques parce qu'on ne peut pas continuer à vivre comme ça.

par Ignacio Ramonet
« La meilleure forteresse des puissants, c'est l'inertie des peuples. » Machiavel
Comme un sentiment d'étouffement. C'est ce que ressentent, dans plusieurs pays de l'Union européenne (UE), de nombreux citoyens étranglés par tant de restrictions, de réductions et de coupes claires. Un sentiment accentué par la constatation que l'alternance politique ne modifie pas la « fureur austéritaire » (1) des gouvernants.
Il y a une semaine, responsables chinois et américains débattaient sur l'ouverture du marché intérieur chinois. Mais, surprise, ce sont les Etats-Unis qui autorisent l'implantation sur leur territoire de trois des quatre plus grandes banques chinoises, détenues en majorité par l'Etat chinois ! Cerise sur le gâteau, la Fed donne également son accord à la plus grande banque chinoise, Industrial and Commercial Bank of China (ICBC), pour racheter 80% de la filiale new-yorkaise d'une banque hongkongaise, The Bank of East Asia USA.

Horizons et débats
par Ellen Brown*
Le coup de Goldman Sachs, qui a échoué aux Etats-Unis, a presque réussi en Europe: un renflouement (bailout) permanent, irrévocable, inattaquable des banques, garanti par les contribuables.
En septembre 2008, Henry Paulson, ancien P.-D.G. de Goldman Sachs, a réussi à extorquer au Congrès un plan de sauvetage de 700 milliards de dollars.
Le bon, la dette et... les truands !

L'ensemble des médias martèle sans cesse le même leitmotiv concernant les causes de notre déficit budgétaire.
Les aides sociales, le nombre de fonctionnaires, notre sécurité sociale, les immigrés, seraient donc les véritables coupables et systématiquement montrés du doigt.
Cependant, la réalité est ailleurs et il s'agit d'analyser plus en profondeur un mythe qui s'effondre désormais.
En effet, l'analyse détaillée du déficit budgétaire estimé pour 2012 à 85 milliards d'euros, permet de distinguer deux points essentiels :

Charlotte GEHIN
Que retenir de cette campagne sinon un silence commun sur la Dette. Chut ! Pas un mot sur les conséquences, en France, de la crise financière européenne. Et pourtant, concernant cette affaire, ce ne sont pas les questions qui manquent.
Quelle voie sera forcée d'emprunter le président et son gouvernement ? The economist, journal quasi officiel de la City, tout au long de la campagne, a martelé la même antienne : « Au lendemain du 6 Mai, le vainqueur, quel qu'il soit, devra s'attaquer brutalement aux déficits », attaque qui débouchera sur un « choc pour les français ».