Et c'est sans doute à cause de la complicité non avouée des partis canadiens et québécois aspirant, sans vouloir le reconnaître aux yeux de la population, à s'attirer les faveurs des complexes militaro-industriels.
La militarisation des rapports Nord-Sud sera la tragédie du XXI ième siècle si elle n'est pas endiguée. Elle fait d'ors et déjà des milliers de morts innocents et sert à consolider une hiérarchie mondiale des nations riches contre celle des travailleurs pauvres.
Gilles Duceppe me l'a donc confirmé : il est pour la création d'une Union nord-américaine similaire à l'Union européenne dans laquelle s'inscrirait un Québec souverain.
Évidemment, il y a plusieurs contradictions : comment pourrons-nous être souverains ou indépendants lorsque nous serons soumis aux impératifs d'une union nord-américaine et à une dilution inévitable de notre souveraineté? Aussi comment cela peut-il servir les intérêts du Québec alors que la dite Union nord-américaine est une idée qui sort tout droit d'un consortium de multinationales et de think tanks mondialistes? Ceci peut-être constaté à la lecture du document « Construire une communauté nord-américaine » publié par le Council on Foreign Relations.
Selon une série de sondages, l'appui pour le parti social-démocrate du Canada a bondi durant les deux dernières semaines. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) espère gagner plus de 25 pour cent des voix et a la possibilité de déloger les libéraux en tant que deuxième plus grand parti du parlement. Les Canadiens iront aux urnes lundi le 2 mai. Ce sera la quatrième élection fédérale en six ans.
Je sais comme il est déplaisant de connaître le dénouement d'une comédie avant la fin de la représentation et d'anticiper la conclusion parce que le scénariste a été simpliste et d'une certaine façon méprisant envers son public impatient d'en connaître le dénouement.
Aujourd'hui, puisque les scénaristes du spectacle électoral canadien nous ont considérés comme des demeurés et n'ont pas su dissimuler leurs manipulations de coulisse, nous connaîtrons, trois semaines avant la conclusion, le résultat du scrutin secret avant même que les citoyens canadiens n'aillent voter discrètement dans l'isoloir.
Le deuxième tour des élections cantonales du 27 mars pour l'élection de conseillers généraux a confirmé le rejet par la population du parti au pouvoir du président Nicolas Sarkozy, l'Union pour un mouvement populaire (UMP.) Dans une situation où il n'y a eu aucun appel politique à une opposition ouvrière à la politique de Sarkozy, l'élection a été marquée avant tout par une abstention massive et la montée en puissance du Front national néofasciste (FN.)