
Tanya GOLASH-BOZA
Je viens de lire "This is Our Story " ("Ceci est notre histoire" - NdR), le livre de Wendi Adelson sur le trafic humain, et je n'arrive pas à penser à autre chose. En marchant dans la rue, je pense à Ana, une adolescente de 14 ans violée quotidiennement par son ravisseur de 17 ans, et, couchée dans mon lit, je pense à Rosa, une jeune fille qu'on a forcée à devenir esclave sexuelle.
Goldman Sachs copropriétaire de la plus grande compagnie étasunienne pour l'exploitation de la prostitution de mineures

Goldman Sachs, la plus pourrie des banques. Au menu du jour, le trafic des prostituées mineures. L'info ne vient pas d'un site alter, allumé à l'anti-US primaire, mais du New York Times de ce samedi, et sous la signature d'un journaliste de renom, Nicholas D. Kristof.
Kristof écrit : « La plus grande plateforme du trafic sexuel de jeunes filles mineures aux Etats-Unis semble être un site Internet appelé Backpage.com ».

Révélations du New York Times
par Lucio Manisco
Les affaires sont les affaires et, n'en déplaise à « L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme » de Max Weber, celle du plus vieux métier du monde, surtout quand il est exercé, sous coercition, par les mineures, est une affaire excellente. Comment cela pouvait-il être ignoré par la plus grande banque d'affaires du monde qui, malgré ses responsabilités de tout premier rang dans la crise économique qui est en train de bouleverser la planète, continue à occuper les plus hauts sommets de gouvernements et les plus grands instituts internationaux occidentaux ? Non ignoré, non, par la société Goldman Sachs qui, depuis l'année 2000 jusqu'à il y a un mois, a acheté et co-dirigé une participation de 16% dans la plus grande compagnie étasunienne spécialisée, avec son site Web, dans la promotion et l'exploitation de la prostitution surtout des mineures.

Pour réaliser en Espagne son projet d'EuroVegas - un gigantesque complexe dédié au jeu - le milliardaire américain Sheldon Adelson a transmis aux autorités espagnoles sa liste d'exigences : exemption de la TVA, des impôts sur le jeu, des cotisations sociales, réforme du code du travail, régime légal dérogatoire durant 30 ans, subventions européennes, don des terrains, autorisation de jeu pour les mineurs, autorisation de fumer dans les bâtiments, etc...

Travail
Par Ivan du Roy (26 mars 2012)
Intensification du travail, surveillance accrue des salariés par leur hiérarchie, pénibilités physiques toujours très présentes... Tels sont les enseignements de la nouvelle étude sur l'exposition aux risques professionnels que vient de publier le ministère du Travail. Elle révèle un accroissement des situations de « tension au travail » dans un contexte où le Medef, au nom de la compétitivité, cherche à remettre en cause nombre de dispositions du droit du travail.
12 mars
Pour nos droits et les droits de la Nature, contre la marchandisation de la vie et le reverdissement du capitalisme
Nous, organisations, réseaux et mouvements sociaux, qui sommes impliqués dans la construction du Sommet des Peuples pour la justice sociale et environnementale, contre la marchandisation de la vie et de la nature, et pour la défense des biens communs qui se tiendra à Río de Janeiro, Brésil, du 15 au 23 juin 2012, face au déroulement simultané dans cette même ville de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Río+20), lançons un appel à la mobilisation et à la coordination des luttes en tous points de la planète.

Simba Shani Kamaria Russeau
IMW
Les employés de maison, en majorité des femmes, constituent une part importante de la population des travailleurs migrants d'aujourd'hui. L'Organisation internationale du Travail (OIT) estime qu'environ 19 % de la population du Liban sont des employés de maison.
Ces travailleurs envoient de l'argent chez eux et contribuent de façon importante aux revenus nationaux de nombreux pays exportateurs de main-d'œuvre d'Afrique, d'Asie du Sud et du Sud-Est.
Le monde diplomatique du mois de novembre 2011 nous apprend que, pour travailler dans les abattoirs bretons, des travailleurs polonais, roumains, slovaques et tchèques prennent le relais des africains arrivés il y a vingt ans.
Si le phénomène dure depuis si longtemps, si même les africains ne satisfont plus l'employeur c'est qu'il existe un réel problème.
Le relatif faible taux de chomage pourrait expliquer cette situation : 2 points de moins que la moyenne nationale.
Nicolas Sarkozy entre en guerre contre la fraude sociale
La mesure, très politique, a de grandes chances d'être un fiasco dans la pratique et sur le plan économique. « Terra eco » vous explique pourquoi.
Des bénéficiaires du RSA vont être « obligés » de travailler 7 heures par semaine, dès la fin de l'année. Le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a annoncé 20minutes.fr le lancement d'une expérimentation de ce type dans une dizaine de départements.
Nicolas Sarkozy entre en guerre contre la fraude sociale

Bar
8119 (politic) 111116
Paris, 7h53 du matin, après 5 heures trente de sommeil, au cas où vous vous poseriez la question.
Depuis hier j'ai longuement pensé aux barricades qu'il fallait élever contre le projet de travail forcé qu'on ressuscite, attention, au nom de la « fraude » aux allocations sociales (1).
Eh oui ! Les deux sujets n'ont rien à voir l'un avec l'autre mais cela a été mit dans le même panier.
Dans les deux cas il s'agit de ce que la politique s'intéresse soudainement aux millions de pauvres qui sont menacés de famine et de mort, source inexcusable d'insécurité sociale, pour employer des termes chers aux riches.
A l'occasion d'un déplacement à Bordeaux, Nicolas Sarkozy est passé à l'offensive mardi sur les fraudes sociales, notamment les abus sur les arrêts maladie, un domaine où le gouvernement a intensifié les efforts depuis 2007 et un thème de campagne prévisible pour la présidentielle de 2012. Le chef de l'Etat doit se rendre dès son arrivée à la caisse d'allocations familiales de la Gironde, plus précisément au service de contrôle et de versement des prestations.
Une santé aux mains du grand capital ? L'alerte du Médiator.
A Gyöngyöspata, fief des milices d'extrême droite hongroises, les Roms ont été mis au travail forcé depuis septembre. 150 euros par mois pour débroussailler, planter des arbres ou rénover le poste de police locale. La blogueuse et romancière Djemâa Chraïti s'est rendu sur place. Elle raconte les humiliations permanentes, la pauvreté et la ségrégation.
Jeudi 27 octobre, 13h. Tout est calme dans le village de Gyöngyöspata, 2 800 habitants, rarement mentionné sur les cartes routières et pourtant devenu le centre de tous les regards depuis que les milices Véderö y ont installé au printemps dernier leur camp d'entraînement avec lasers, bergers allemands, matraques et surtout toute leur haine.

Christian Pélier
Ce texte inspiré a été envoyé par une personne anonyme à la radio Ici et Maintenant le 11 Septembre 2003.
Oui, il n'est pas de moi. Et j'aurais tant aimé l'écrire. Dans la veine du merveilleux discours de Charlie Chaplin dans le Dictateur, il nous rappelle combien nous sommes tous responsables, et aveuglés de peur.
Depuis le 1er septembre, le gouvernement nationaliste de Viktor Orbán oblige un millier de bénéficiaires d'allocations chômage, en majorité des Roms, à travailler sur des chantiers publics. A terme, ce dispositif est censé toucher 300 000 personnes. Szandor Szöke, à la tête du "Mouvement des droits civiques hongrois", s'est rendu sur le site de Gyönggyöspata: il décrit des conditions de travail indignes, l'absurdité de ces chantiers et l'absence de réaction de la population.
Tableau réalisé à l'origine par le Parti du travail de Belgique (PTB) à l'aide des informations fournies par le KKE, repris par solidarite-internationale-pcf.over-blog.net
Deux trains de mesures d'austérité ont été imposés à la population grecque. Un premier mémorandum a été imposé le 5 mai 2010. Un mémorandum « actualisé » vient d'être décrété par le gouvernement social-démocrate PASOK, le FMI, l'Union Européenne et la grande bourgeoisie grecque le 30 juin 2011.
Hongrie : de la carte sociale au camp de travail obligatoire
Par Markus Salzmann
2 août 2011
S'appuyant sur une majorité des deux tiers, le parti au pouvoir Fidesz, dirigé par le premier ministre Victor Orban, a adopté le 11 juillet au parlement hongrois une loi permettant de soumettre les chômeurs à un service de travail obligatoire. Ceux qui refusent d'accepter de telles formes d'emplois obligatoires perdront tous leurs droits aux allocations. Ce soi-disant « programme de l'emploi hongrois » fait partie de la dernière série d'attaques brutales perpétrées par Orban contre la population hongroise et s'accompagne d'un renforcement supplémentaire des structures d'Etat autoritaire.
Depuis octobre 2009, Isabelle exerce les fonctions d'animatrice de vacances au sein d'une structure qui accueille et accompagne des adultes handicapés mentaux.
Elle travaille 20 semaines par an, au rythme grosso modo, d'une semaine sur deux.
Chaque semaine travaillée débute le lundi à 10h00 pour s'achever le lundi suivant à 10h00.
Seule, sans aucune aide extérieure, elle a la charge de quatre adultes handicapés mentaux, pendant la semaine complète, c'est-à-dire 24 heures sur 24.

Il y a quelques années, le maire de la petite ville hongroise de Monok avait mis en place une "carte sociale" à l'intention des Roms dont les prestations sociales constituent le seul revenu. Cela permettait de contrôler l'usage de cet argent : s'assurer qu'il ne servait qu'à l'acquisition de fournitures jugées nécessaires par le conseil municipal et surtout dans des magasins autorisés - devinez à qui appartiennent ces magasins...