
Présidentielle
Par Ivan du Roy (3 mai 2012)
Pour le président candidat, ils incarnent le mérite, l'effort et la réussite patrimoniale. « Ils », ce sont ses proches amis du monde des affaires, son réseau d'investisseurs, de PDG et de grandes fortunes : Les Bernard Arnault, Vincent Bolloré, Martin Bouygues, Jean-Luc Lagardère et consorts. Cette « France du travail » qui « n'a pas à s'excuser pour son patrimoine », selon les mots du Président.

par Luc Chevallier
Dans le système électoral français, les citoyens sont appelés à exprimer leurs préférences lors du premier tour de scrutin -ce qui permet aux partis politiques de compter leur soutien populaire-, tandis qu'ils doivent porter des alliances pour dégager une majorité au second tour. Par conséquent, c'est l'élection présidentielle qui structure durablement la vie politique. Cette logique aurait du faire ressurgir en 2012 le clivage prévalent lors du référendum européen de 2005.

Article placé le 01 avr 2012, par Mecanopolis
De la théorie du complot à la théorie des Bisounours, ou comment imputer au hasard les méfaits de la mondialisation néolibérale et de l'oligarchie.
A chaque fois qu'un citoyen pointe du doigt les stratégies des classes oligarchiques ou de toute autre entité, la pensée officielle l'accuse de tomber dans la théorie du complot, et ce quand bien même le contestataire aurait invoqué des fait avérés et évidents aux yeux de tous.
Des questions émergent quant à la gestion des tueries de Toulouse par la police française
par Koffi Cadjehoun
L'affaire Merah mérite quelques commentaires. Il serait temps de se poser les vraies questions concernant les réseaux stay-behind de l'OTAN mis en place depuis la fin de la Seconde guerre mondiale et jamais officiellement reconnus ni démantelés, surtout à notre époque troublée où l'atlantiste Sarkozy a réintégré la France dans le giron de l'OTAN, instaurant la rupture avec le gaullisme.

En août 1971, aux Etats-Unis, le président Nixon poussé par le lobby financier décida de suspendre la convertibilité en or du dollar. Ce fut la fin de " l'étalon change-or qui permettait des parités fixes entre les monnaies empêchant ainsi la spéculation et assurant la stabilité de l'économie mondiale.
Depuis, sous prétexte de « libéralisation » qui est un détournement abusif par la mafia financière de l'étymologie du mot liberté, l'abandon des règles d'entente économique et des disciplines monétaires a introduit à l'échelle mondiale une obligation de profits à court terme à travers les paris et la spéculation qui détournent les flux financiers des investissements productifs utiles à tous, à savoir la formation, les projets structurants, la recherche et l'emploi.

Rigueur de gauche vs rigueur de droite
par [Sebastien Fontenelle], 13 mars
Dans son dernier livre, le fort recommandable Vive la crise !, Sébastien Fontenelle se fait le chroniqueur attentif et atterré de ce qu'il nomme - c'est le sous-titre du livre - l'art de répéter (inlassablement) dans les médias qu'il est urgent de réformer (enfin) ce pays de feignants et d'assistés qui vit (vraiment) au-dessus de ses moyens.

Néo-totalitarisme
Par Agnès Rousseaux (5 mars 2012)
Explosion du chômage, saignée dans l'éducation, salaires impayés, privatisations généralisées, élections reportées : les Grecs s'installent dans l'austérité imposée par la technocratie européenne au profit du secteur bancaire.
par Frédéric Lordon
Puisque les questions de cette table ronde sont posées carrément, j'ai pris le parti d'y répondre de même, c'est-à-dire sans circonlocutions inutiles. La question, c'est : « Quel remède à la crise démocratique européenne ? », ma réponse :
« Le soulèvement ou la table rase par l'effondrement financier ».

Article placé le 25 fév 2012, par Frédéric Courvoisier (Genève)
Le plan que nous évoquions ici même en octobre dernier se confirme au plus près de ce que nous avions alors indiqué, et particulièrement en ce qui concerne la mise sous tutelle de la Grèce.
Nous écrivions en effet « qu'une des conditions sine qua none dictée par Bruxelles sera la mise sous tutelle directe et totale de ce pays par un triumvirat composé de cadres du FMI, de la BCE et de la Commission européenne. » C'est exactement ce qui est confirmé aujourd'hui par Bruxelles, et repris sans honte par l'ensemble des médias.
Qui est vraiment le futur adversaire de Chavez ?

Jean-Luc Crucifix
Élections primaires de l'opposition : un militaire vérifie l'identité des votants
Dimanche dernier 12 février, se sont déroulées les élections primaires pour désigner le candidat unique de l'opposition pour l'élection présidentielle du 7 octobre prochain.
Mes, le nouveau dictateur européen

Reprise d'article.
par Respublica
Texte de l'appel à signer et à faire circuler
Il y a urgence et il ne s'agit pas seulement de se défendre contre le durcissement des politiques d'austérité. Dans les coulisses d'une campagne électorale où la menace de la crise fait converger les deux principaux candidats vers des mesures bien voisines, se prépare un véritable « coup d'État » qui frappera d'abord la démocratie chère au peuple français.
par Alfredo Zaiat
L'Europe a développé ses conflits de façon scabreuse, avec une violence démesurée tout au long de son histoire. La crise actuelle économique, qui suit son cours sans résolution dans un horizon proche, a acquis la caractéristique d'un poste avancé belligérant sur les travailleurs et retraités en défense de tranchée du système financier.
Grèce : la mise à mort

La Plume à Gratter
Dans la nuit du 12 au 13 janvier, le parlement grec a donc, contre sa rue, contre son peuple, et à une incroyable majorité adopté un énième « plan de rigueur » imposé par la troïka UE, BCE et FMI.
De « gauche » comme de « droite », en bons petits soldats au service d'une Europe technocratique désormais devenue complètement folle et rampant devant un Veau d'Or rebaptisé Euro, sourds aux protestations du peuple qu'ils sont pourtant censés représenter et défendre et piteusement protégés de sa colère et de son désespoir par des milliers de policiers qui ont noyé les rues d'Athènes sous les lacrymogènes dans une atmosphère de guerre civile, les députés grecs ont donc avalisé un énième plan de rigueur imposé par leurs créanciers, mais aussi et peut-être surtout, par l'Allemagne d'Angela Merkel, désormais ouvertement devenue le gauleiter de l'Europe de Bruxelles.
Grèce : la mise à mort
Par Nick Beams
16 février 2012
En dépit de l'adoption par le parlement grec d'un plan d'austérité radical, la réunion des ministres des Finances de la zone euro qui doit se tenir demain est susceptible d'exiger de nouvelles coupes sociales. Les ministres réunis insisteront également sur l'obtention de garanties des dirigeants politiques grecs quant à la mise en mise en vigueur du plan avant la signature du dispositif de sauvetage de 130 milliards d'euros (170 milliards de dollars).
Grèce : la mise à mort
Par Peter Schwarz
14 février 2012
Les attaques contre la population grecque ont pris des proportions monstrueuses. La « troïka », composée de la Commission européenne, du Fonds monétaire international et de la Banque centre européenne, n'exige pas moins que la ruine totale de la classe ouvrière grecque.
Les mesures d'austérité déjà introduites ont entraîné un déclin social incomparable. Un adulte sur cinq et un jeune sur deux sont sans emploi en Grèce.
Grèce : la mise à mort

« Sauf annulation massive de la dette, la dynamique enclenchée continuera désormais jusqu'au défaut. C'est l'unique problème. La profonde absurdité. L'assourdissant échec. C'est justement ce point dur qu'aucun sommet européen n'a voulu sérieusement aborder. » L'économiste Karine Berger dénonce une Europe qui a « capitulé » devant les banques et stigmatise des dirigeants européens chez qui « l'incompétence le dispute à la veulerie ».
Mes, le nouveau dictateur européen
13 février par S. Berwez
Le 2 février dernier, les ministres des finances de la zone euro ont signé la nouvelle mouture du traité instituant le Mécanisme Européen de Stabilité. Qu'en est-il de cette révision ? Quels sont les changements apportés ? Vont-ils dans le sens des revendications exprimées dans notre précédent article sur le MES ?

John Brown
Translated by Manuel Talens
Certains sont encore surpris par le silence de Mariano Rajoy sur son “ programme économique ”, mais l'étonnant est cette surprise elle-même, car depuis de nombreuses années il est clair que ce n'est plus le gouvernement qui définit le “ programme économique ”, qui est développé et décidé “ailleurs ”.
Par Chris Marsden
6 février 2012
L'événement le plus marquant du sommet européen de cette semaine n'est pas ce qui a finalement été discuté, mais plutôt la proposition qui a été écartée.
Avant le sommet, l'Allemagne a divulgué l'information selon laquelle elle exigeait, comme condition préalable à tout prêt additionnel à la Grèce, que l'UE nomme un « commissaire au budget » pour la Grèce, ayant le pouvoir de passer outre la politique budgétaire grecque.