
Charlotte GEHIN
Que retenir de cette campagne sinon un silence commun sur la Dette. Chut ! Pas un mot sur les conséquences, en France, de la crise financière européenne. Et pourtant, concernant cette affaire, ce ne sont pas les questions qui manquent.
Quelle voie sera forcée d'emprunter le président et son gouvernement ? The economist, journal quasi officiel de la City, tout au long de la campagne, a martelé la même antienne : « Au lendemain du 6 Mai, le vainqueur, quel qu'il soit, devra s'attaquer brutalement aux déficits », attaque qui débouchera sur un « choc pour les français ».

« Ce texte poursuit la réflexion engagée au cours d'un texte précédent consacré à la « guerre des monnaies ». Il s'agit en fait, par delà la « chronique des évènements » de la crise, en particulier dans leur dimension financière et monétaire (crise des dettes « souveraines », avenir et « survie » de l'euro) de rappeler dans quelle problématique cette crise s'est inscrite depuis maintenant plus de trois ans.

par Jeff Madrick
10 janvier 2012
« Nous sommes confrontés à une théorie économique datant d'avant la grande dépression des années 1930. Comment l'UE peut-elle à ce point mésinterpréter les leçons de l'histoire et traiter avec mépris les enseignements de John Maynard Keynes ? » constate Jeff Madrick, dans cette tribune publiée par la New York Review of Books, où il passe en revue l'échec des politiques de rigueur menées en Grande Bretagne, en Irlande et en Espagne.

Samuel MOLEAUD
Les loups sont dans la bergerie. Le casse du siècle par effraction existe, sous nos yeux, impuni, décomplexé. Il est même encouragé par les bergers qui renâclent à protéger les enclos et ont stoppé leur intervention pour nourrir les ovinés les plus fragiles et fébriles. Pire, ces derniers sont délibérément jetés en pâture, livrés dans la gueule du loup par des traitres piètres bergers.
Par Peter Schwarz
14 octobre 2011
Pour la deuxième fois en trois ans, les gouvernements européens tentent de « sauver » les banques en donnant des quantités massives de liquidités extraites des deniers publics. C'est dans ce contexte que se tient le débat sur la résolution de la crise de la dette européenne en passant par une « recapitalisation » des banques combinée à la quotité (annulation partielle) de la dette grecque.