La lutte des classes en Colombie

André Maltais
A l'instar d'Israël au Moyen-Orient, la Colombie joue le rôle de gendarme pour les Etats-Unis en Amérique latine. L'Etat colonial a d'ailleurs apporté son savoir-faire en matière de répression aux paramilitaires colombiens.
Selon sa récente biographie dont le titre espagnol est « Mi confesion » (Ma confession), l'actuel chef des paramilitaires colombiens, Carlos Castano, avait à peine 18 ans quand, en 1983, il débarquait en Israël pour y suivre le cours « 562 ».

par André Maltais
En octobre dernier, six mois seulement après que la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, de British Petroleum, eût déversé près de cinq millions de barils de pétrole dans le Golfe du Mexique, le Bureau états-unien de l'énergie océanique approuvait un nouveau plan d'exploration dans le même golfe et par la même entreprise!
Cette complaisance devant le plus grand désastre écologique pétrolier de l'histoire dans la région, contraste avec l'attitude adoptée par les conservateurs qui, le 27 septembre, menés par la congressiste de la Floride, Ileana Ross-Lehtinen, menaçaient la pétrolière espagnole, Repsol, qui explore dans les eaux profondes de la zone économique exclusive de Cuba.
L'Amérique latine dans les Malouines

par André Maltais
Dans un contexte mondial où les ressources naturelles énergétiques et alimentaires se raréfient et sont l'objet de convoitise comme jamais entre les grandes puissances et les pays émergents, le différend pour les îles Malouines entre l'Argentine et le Royaume-Uni est en voie de prendre une dimension importante.
Le conflit perdure depuis 1833 quand l'Angleterre envahit l'archipel et en déplace par la force la population argentine pour la remplacer par des Britanniques et d'autres habitants en provenance des nombreuses colonies anglaises.

par André Maltais
Les 2 et 3 décembre dernier, à Caracas, au Venezuela, les 33 chefs d'état des pays d'Amérique latine et des Caraïbes inauguraient la CELAC (Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes).
Qualifiée par le président cubain, Raul Castro, de « plus importante initiative des 200 dernières années en Amérique », le nouvel organisme regroupe, pour la première fois dans l'histoire, tous les États au sud des États-Unis sans la présence asphyxiante de ces derniers et du Canada ou de l'Espagne et du Portugal, ex-pays colonisateurs européens.

photo : Rafael Correa, Equateur
André MALTAIS
En l'espace de deux semaines, deux gouvernements progressistes d'Amérique latine ont été réélus avec des majorités historiques.
Au Nicaragua, le 6 novembre, le président et chef du Front sandiniste de libération nationale, Daniel Ortega, obtenait 63% des voix contre 31% pour son plus proche rival, Fabio Gadea, à la tête d'une coalition de libéraux et de dissidents sandinistes.

par André Maltais
La Bolivie vit une autre situation de crise dont la toile de fond rappelle les formes larvées de coup d'état qui ont déjà été essayés contre le gouvernement d'Evo Morales.
Le 15 août dernier, des indigènes de l'est bolivien entamaient une longue marche de protestation contre la construction d'un tronçon d'autoroute qui traverse leur territoire, une réserve naturelle baptisée Territoire indigène du parc national Isiboro Secure (TIPNIS).
par André Maltais
Après un passage obligé et particulièrement mal synchronisé au Brésil où, pour protéger le pays des problèmes du dollar états-unien, le gouvernement brésilien venait tout juste de restreindre les investissements étrangers, Harper est allé là où le Canada a des ententes de libre-échange : Costa-Rica, Colombie et Honduras.
En concluant un traité de libre-échange, puis en visitant le Honduras, Stephen Harper a montré au monde entier que les coups d'état militaires sont bons pour les affaires canadiennes, dit Todd Gordon, professeur de sciences politiques à l'Université York.
par André Maltais
Le 5 juin dernier, au Pérou, Ollanta Humala, chef du Parti nationaliste et candidat de la coalition Gana Peru, était élu président de l'un des trois bastions restants du néolibéralisme pro-états-unien en Amérique du Sud.
Dans son message inaugural devant le Congrès de la République, le 28 juillet, le nouveau président annonçait « plus d'état et plus de patrie », qualifiant son modèle de pays « d'économie nationale de marché, ouverte au monde et à fort contenu social. »

par André Maltais
Après le meurtre de son fils, trouvé ligoté et asphyxié dans une camionnette, le 28 mars dernier, à Cuernavaca, le poète mexicain, Javier Sicilia, a publié une lettre ouverte « aux politiciens et aux criminels » dans laquelle il condamne la guerre à la drogue du président Felipe Calderon.
« On en a ras le bol, écrivait-il, parce que les politiciens ne peuvent imaginer autre chose que la violence, les fusils et les insultes, montrant par là leur profond mépris pour l'éducation, la culture et les possibilités de travail honnête. »
Extradition de Joaquín Pérez Becerra vers la Colombie : lettre ouverte à Hugo Chávez Frías
par André Maltais
Durant les présidences colombiennes d'Alvaro Uribe (2002-2010), la stratégie des États-Unis consistait à faire régner une tension permanente entre la Colombie et le Venezuela. Cela avait le double objectif de semer la zizanie dans l'union sud-américaine et de détourner le président Hugo Chavez de son opposition interne.
Cette stratégie a connu son apogée lorsque Chavez, a rompu les relations diplomatiques et commerciales avec la Colombie suite aux innombrables provocations de l'ex-président colombien, Alvaro Uribe.

par André Maltais
Du 19 au 23 mars dernier, le président de la plus grande puissance militaire de l'histoire humaine, Barack Obama, visitait le Brésil, le Chili et le Salvador; une tournée latino-américaine faite à la course et assombrie par les bombardements contre la Libye.
Le périple a confirmé ce que croit un très grand nombre de latino-américains: l'administration états-unienne est désespérément intéressée par les richesses du sous-continent mais, en contrepartie, n'a rien à offrir aux peuples de la région.

par André Maltais
Que cela plaise ou non, l'ère des gouvernements progressistes de gauche tire peut-être à sa fin, en Amérique latine.
C'est ce que craint l'éminent journaliste et militant social uruguayen, Raul Zibechi, pour qui l'application du Plan Colombie par les États-Unis parvient à neutraliser les principaux projets d'intégration « qui avancent trop lentement ou n'arrivent pas à atteindre la masse critique leur assurant un point de non retour ».