#Occupy Francfort
Par Sophie Chapelle (9 mai 2012)
Un an après le mouvement du 15M, lancé par les indignés espagnols, c'est au tour des mouvements sociaux allemands d'appeler à l'occupation du quartier des banques et de la Banque centrale européenne (BCE), qui a son siège à Francfort, du 17 au 19 mai (lire l'appel).
A l'heure où le financement de l'Etat par les banques est soumis à une sévère critique, du fait des cures d'austérité imposées aux populations par les banques privées, il convient de s'interroger sur la mise en place de nouveaux moyens de financement qui profiteraient directement aux collecivités locales en leur donnant les moyens de se financer elles-mêmes avec leur propres ressources, au lieu d'être obligées de passer par les circuits de financement bancaires classiques dont les instruments de financement profitent davantage aux institutions financières qu'à léconomie réelle.
L'Union européenne, qui formait autrefois avec les États-Unis un bloc de prospérité pour les détenteurs de capitaux suscite désormais le doute ! Cette crédibilité bafouée est en grande partie imputable à l'extraordinaire expansion de sa dette publique.
24 février par Christine Vanden Daelen
L'Union européenne, qui formait autrefois avec les États-Unis un bloc de prospérité pour les détenteurs de capitaux suscite désormais le doute ! Cette crédibilité bafouée est en grande partie imputable à l'extraordinaire expansion de sa dette publique.
Mes, le nouveau dictateur européen

Crise financière
Par Ivan du Roy (20 février 2012)
Extrêmement risqué du point de vue financier, destructeur sur le plan social, et antidémocratique, le mécanisme européen de stabilité symbolisera-t-il le suicide de l'Europe et la fin d'un demi-siècle de patiente construction et de progrès social ? Explications.
Le 21 février, l'Assemblée nationale se prononcera sur le « Mécanisme européen de stabilité » (MES).
Grèce : la mise à mort

La Plume à Gratter
Dans la nuit du 12 au 13 janvier, le parlement grec a donc, contre sa rue, contre son peuple, et à une incroyable majorité adopté un énième « plan de rigueur » imposé par la troïka UE, BCE et FMI.
De « gauche » comme de « droite », en bons petits soldats au service d'une Europe technocratique désormais devenue complètement folle et rampant devant un Veau d'Or rebaptisé Euro, sourds aux protestations du peuple qu'ils sont pourtant censés représenter et défendre et piteusement protégés de sa colère et de son désespoir par des milliers de policiers qui ont noyé les rues d'Athènes sous les lacrymogènes dans une atmosphère de guerre civile, les députés grecs ont donc avalisé un énième plan de rigueur imposé par leurs créanciers, mais aussi et peut-être surtout, par l'Allemagne d'Angela Merkel, désormais ouvertement devenue le gauleiter de l'Europe de Bruxelles.
La crise de l'euro, nouvelle phase de la crise de l'économie mondiale, par Robert Rollinat (i/iv)

« Quand la crise advient, les banques, après avoir « titrisé » ces dettes et les avoir « diffusées » dans tout le système, se retournent vers les Etats (les citoyens) et les banques centrales qui doivent donc venir renflouer les institutions hypothécaires et les banques défaillantes. Comment ? Par des « prêts » à bas taux (à 0% le plus souvent), par la « monétisation » des dettes, c'est-à-dire par la création monétaire.
Légende du journalisme Irlandais, lors d'une conférence de presse, Vincent Brown s'est montré particulièrement tenace avec Klaus Masuch, un représentant de la Banque Centrale Européenne, venu expliquer aux habitants du pays pourquoi ils allaient devoir sérieusement se serrer la ceinture pour renflouer des banques européennes. Des mesures d'austérité perçues comme injustes par les citoyens et des explications qui n'ont pas suffi au journaliste qui est revenu plusieurs fois à la charge.

Claire Gatinois
Clément Lacombe
Michel Aglietta, professeur à Paris-X-Nanterre et conseiller scientifique au Cepii et à Groupama-AM, dresse les enjeux du sommet européen du 30 janvier. Auteur de Zone euro : éclatement ou fédération (Michalon, 188 pages, 15 euros), il livre des recettes aux maux de la zone euro.

Collettivo Collectif Colectivo UniNomadE Collective
Translated by Francesca Martinez Tagliavia
1. On n'avait pas besoin des mots de Mario Draghi pour comprendre que la crise en Europe a désormais atteint un seuil d'irréversibilité. Crise de « dimensions systémiques », avait déclaré Jean-Claude Trichet, il y a quelques mois.
« il n'y a plus d'institutions européennes » : le « diumvirat Merkozy » impose la dictature financière
Par Mike Whitney
CounterPunch, le 22 novembre 2011 article original"Powergrab at the ECB"
« Le temps s'épuise très vite. Je pense que nous disposons peut-être de quelques mois - voire de quelques semaines ou de quelques jours - avant qu'un risque important de défaut de paiement fondamentalement inutile ne se produise de la part d'un pays comme l'Espagne ou l'Italie, ce qui serait une catastrophe financière entraînant avec elle le système bancaire européen et nord-américain.
Ces deux questions valent la peine d'être posées en ce moment alors que Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne a transmis le contrôle à Mario Draghi.
Draghi est un ancien vice-président de Goldman Sachs international, mais il est aussi membre d'un club d'élite de la communauté internationale bancaire, le « Groupe de Trente », comme l'est Trichet.
Grèce : gestion du problème au quart d'heure mais les politiciens n'ont pas de solution
Les dirigeants de la zone euro ont conclu un accord, vers 4 heures ce jeudi matin, pour tenter de sauver l'euro. Pourtant, selon Jacques Sapir, ce plan anticrise est le « pire accord envisageable », car il va contribuer à nous plonger encore davantage dans la récession et priver l'Europe de son indépendance. D'autant plus qu'il ne suffira pas à sauver la Grèce.
Par Jacques Sapir
L'accord réalisé ce jeudi ne fera que prolonger l'agonie de l'Euro car il ne règle aucun des problèmes structurels qui ont conduit à la crise de la dette.

FAKIR
Antoine sait comment s'éclater : pendant ses vacances, il a visité la Banque Centrale européenne, à Francfort. C'est que, au fond, discrètement, cette ville est devenue notre nouvelle capitale. Mais comme, sur place, le guide n'était pas terrible, à son retour de congé, il a interrogé Frédéric Lebaron, à la fois sociologue et économiste, auteur de La BCE et la révolution néolibérale - et qui collectionne des fiches sur tous les banquiers centraux de la planète...
La Grèce au coeur des tourmentes
Entre juillet et septembre 2011, les bourses ont été ébranlées une nouvelle fois au niveau international. La crise s'est approfondie dans l'Union européenne, en particulier en matière de dettes. Le CADTM a interviewé Eric Toussaint afin de décoder différents aspects de cette nouvelle phase de la crise. |1|
Troisième partie : La BCE, fidèle serviteur des intérêts privés |2|
CADTM : Le 8 août 2011, la Banque centrale européenne (BCE) a commencé à racheter des titres des États européens en difficulté.
Goldman Sachs prend officiellement la tête de la Bce

Influence
Par Agnès Rousseaux (30 juin 2011)
Mario Draghi, l'actuel gouverneur de la Banque centrale d'Italie, prendra la tête de la Banque centrale européenne à l'automne. Celui qui présidera aux destinées monétaires de la zone euro a travaillé pour l'une des plus puissantes banques du monde : Goldman Sachs. On la retrouve dans les récentes juteuses magouilles financières : crise des subprimes, spéculation sur les denrées alimentaires, manipulation des comptes de l'État grec...

Attac
Edited by Michèle Mialane
Mario Draghi, ancien Président de Goldman Sachs Europe, prend aujourd'hui la présidence de la Banque centrale européenne. Il présidait la banque d'affaires américaine au moment où celle-ci, dans les années 2000, aidait la Grèce à maquiller ses comptes publics. Son rôle va être de préserver les intérêts des banques dans l'actuelle crise européenne.

George Irvin *
Il y a cinq ans j'ai écrit un livre pour appuyer l'euro, mais en disant entre autres choses que la gouvernance de l'Eurozone était fatalement désastreuse et que l'on avait besoin d'un Trésor Européen [1]. Bien qu'à ce moment cela n'ait pas été pris très au sérieux, ce point de vue a gagné beaucoup d'adeptes. Que cela nous plaise ou non, un Trésor de style usaméricain est nécessaire pour garantir le système financier des États et pour réaliser des transferts fiscaux dans l'Eurozone.
La monnaie unique européenne a pour finalité de faire partager à ses membres une même conception de la mesure, de l'échange et de l'anticipation de la valeur économique. Cette communauté multinationale de valeur est de fait crédible par sa taille et par sa santé comparée à ses grandes concurrentes dans le reste du monde. Toutefois, comme l'a rappelé récemment « l'Initiative du Palais Royal », tout le système financier mondial dysfonctionne.