Charest veut transformer le Québec en « Right-to-study state »
Par Keith Jones
21 mai 2012
Malgré des critiques répandues sur ses clauses draconiennes, le gouvernement libéral du Québec a passé, en moins de 24 heures, une loi spéciale qui criminalise la grève étudiante au Québec qui dure depuis 14 semaines.
Au nom de la garantie d'accès aux universités et aux cégeps de la province, la loi 78 rend criminel le piquetage des étudiants. Il sera dorénavant illégal pour les partisans de la grève de piqueter ou d'organiser « toute forme de rassemblement » dans un rayon de 50 mètres des « limites externes » du « terrain » de toute université ou cégep.

par Julie Lévesque
« Il n'y a aucune restriction dans notre pays à la tenue de manifestations. » Chef du parti au pouvoir Russie unie, Andreï Vorobev
« Le droit de manifester est total, il n'est pas brimé. » Ministre québécoise de l'Éducation, des Loisirs et du Sport Michelle Courchesne
Quelle différence y a-t-il entre le Canada et la Russie lorsqu'il est question de respecter cette liberté fondamentale si chère à la démocratie qu'est le droit de manifester? Aucune, si l'on se fie aux nouvelles du 18 mai 2012.
Charest veut transformer le Québec en « Right-to-study state »

Gaëtan PELLETIER
Photo : Comme le pain, je fais mes propres caricatures.
La délection - pardon, délectation, de la délation
Selon l'amendement présenté ce matin, tout organisateur d'une manifestation de 25 personnes ou plus devra fournir aux policiers, 8 heures à l'avance, l'itinéraire et la durée de cette sortie. Le projet de loi 78 prévoyait à l'origine la même obligation, mais pour une manifestation de 10 personnes ou plus.
Charest veut transformer le Québec en « Right-to-study state »
par Claude Jacqueline Herdhuin
Quand je lis « Loi permettant aux étudiants de recevoir l'enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu'ils fréquentent », je sens comme une poussée d'urticaire m'envahir...
En effet, cet intitulé atteste à quel point notre gouvernement nous prend pour des imbéciles. Il prétend, avec l'adoption de la Loi 78, protéger les droits des étudiants désireux de pouvoir étudier malgré la grève, votée démocratiquement, par les différentes associations étudiantes.
Charest veut transformer le Québec en « Right-to-study state »

Serge CHARBONNEAU
Le Québec est-il en train de basculer dans la dictature ? Cette question se fait de plus en plus de circonstances ! Depuis ce soir (18 mai), on peut de moins en moins "causer", parce qu'aujourd'hui on a voté une loi qui dit : « Ferme ta gueule ! »
Pour tenter de mettre fin au conflit étudiant qui dure depuis déjà 15 semaines, le gouvernement néolibéral autoritaire de Jean Charest vient d'adopter une loi limitant la contestation, la liberté de parole et le droit de se rassembler.
par Collectif d'auteurs
Depuis bientôt trois mois, les étudiants de niveau collégial et universitaire sont engagés dans un bras de fer avec le gouvernement du Québec concernant la hausse des droits de scolarité. La session de plusieurs jeunes est aujourd'hui compromise, et la paix sociale menacée, une situation qui est susceptible de dégénérer compte tenu de l'impasse actuelle.
Tout indique que les droits fondamentaux des jeunes manifestants sont régulièrement bafoués par l'arbitraire policier et les abus des forces de l'ordre, une situation qui risque d'être exacerbée par la mise en oeuvre imminente des ordonnances judiciaires rendues tous azimuts et la radicalisation du mouvement étudiant, conséquence inévitable de la marginalisation dont les étudiants font actuellement l'objet.
Charest veut transformer le Québec en « Right-to-study state »

par Jean-François Nadeau
Photo : Jacques Nadeau Le Devoir
«Dans sa forme actuelle, le projet de loi 78 limite clairement le droit de manifester pacifiquement de tous les citoyens et sur tous les sujets», affirment les historiens.
Un important groupe d'historiens du Québec dénonce la loi d'exception du gouvernement Charest qui vise à écraser par la force le mouvement étudiant.
Charest veut transformer le Québec en « Right-to-study state »
par Florence Bouchard Santerre
QUÉBEC, le 18 mai 2012 /CNW Telbec/ - La Clinique juridique Juripop dénonce à la fois l'esprit et les effets du projet de loi 78 qui créer une forme de criminalisation du droit de manifester en plus de bafouer les libertés fondamentales protégées par les Chartes canadienne et québécoise des droits et libertés, notamment en reniant trois garanties de notre société libre et démocratique; les libertés d'expression, de réunion pacifique et d'association.
Canada : 10 ans de prison pour les manifestants masqués (proposition de loi)
par Pierre Dubuc
Maintien de la hausse des droits de scolarité, suspension des cours et disqualification des organisations étudiantes. Avec sa loi spéciale - dont le libellé n'est pas connu au moment d'écrire ces lignes - le gouvernement Charest poursuit son travail d'intégration des universités québécoises au réseau universitaire mondial, en conformité avec les principes néolibéraux du processus de Bologne, et transforme le Québec en « Right-to-study state » sur le modèle des « Right-to-work states » du sud des États-Unis.
Les étudiants en grève du Québec doivent se tourner vers les travailleurs
La ministre de l'éducation du Québec, Line Beauchamp, a annoncé lundi 14 mai sa démission après trois mois de conflit étudiant sans précédent. En cause, une augmentation de 82 % des frais de scolarité au cours des sept dernières années.
Line Beauchamp a pris cette décision à la suite d'un refus des étudiants d'une proposition du gouvernement provincial pour sortir de la crise, affirmant avoir perdu confiance dans la volonté des porte-parole du mouvement de trouver une solution.
Bataille en vue pour le droit au masque

par Victor-Lévy Beaulieu
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Des policiers interviennent pour disperser des manifestants à Montréal.
Depuis que les étudiants sont en grève, le pouvoir politique, les autorités policières et les « généraux » des escouades antiémeute n'ont pas cessé de nous dire quel travail admirable policiers et escouades antiémeute accomplissent « avec discipline, discernement et sans user de force excessive », selon les mots mêmes du directeur de la Sûreté du Québec.
Les étudiants en grève du Québec doivent se tourner vers les travailleurs

Par nos correspondants
12 mai 2012
Les étudiants des universités et des cégeps ont rejeté massivement l'entente négociée samedi dernier par le gouvernement libéral du Québec et les dirigeants des trois fédérations étudiantes qui devait mettre un terme à la grève étudiante de trois mois.
Après avoir apposé leur signature au bas de l'entente, les chefs étudiants l'ont présentée comme une victoire partielle.
Bataille en vue pour le droit au masque
OTTAWA - Des députés conservateurs souhaitent imposer une peine maximale de 10 ans de prison pour les manifestants qui portent un masque durant une émeute.
Un projet de loi d'initiative parlementaire rendrait illégal le seul fait de porter un masque ou un déguisement pour un manifestant qui prend part à une émeute ou à un rassemblement illégal.
Le gouvernement Harper s'est prononcé cette semaine
Les étudiants en grève du Québec doivent se tourner vers les travailleurs
par Robert Bibeau
POST MORTEM DU PATIENT TOUJOURS VIVANT
« Tout ce qui grouille, grenouille et scribouille n'a pas de conséquence historique !». Qui a prononcé cette sentence historique ? Le quidam Jean-François Lisée, animateur télé, ancien conseiller de certains chefs chauvins du Parti québécois et précédemment militant « communiste ouvrier » à temps partiel, les jours fériés et les week-ends, a commis un éditorial sur son blogue.
Les étudiants en grève du Québec doivent se tourner vers les travailleurs
Par Éric Marquis
10 mai 2012
Vendredi dernier, les forces antiémeutes de la police provinciale ont réprimé brutalement une manifestation d'étudiants et d'opposants à l'assaut sur l'éducation mené par le gouvernement du Parti libéral. La répression policière, qui a sérieusement blessé plusieurs étudiants, dont un qui est toujours dans un état grave, a été farouchement défendue et justifiée par le gouvernement.
Les étudiants en grève du Québec doivent se tourner vers les travailleurs

par Brian Myles
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La Ville de Montréal va de l'avant avec son projet d'interdire à toute personne de se cacher le visage pour manifester dans les rues de la métropole.
En voulant obliger les Montréalais à manifester à visage découvert et à fournir leur itinéraire à la police, l'administration Tremblay fonce à visière baissée vers une bataille constitutionnelle rangée.

par CJPMO
Contrairement aux affirmations du ministre des Affaires étrangères du Canada, les agissements d'Israël témoignent souvent du fait que l'État n'adhère pas aux valeurs de liberté, de démocratie, de droits de la personne ou de primauté du droit, surtout en ce qui concerne les territoires palestiniens occupés depuis 1967.
Montréal, le 9 mai 2012 -- Le 6 mai, dans un énoncé de bienvenue pour le président d'Israël Shimon Peres, le ministre des Affaires étrangères John Baird a déclaré que le Canada et Israël « partagent les mêmes valeurs, notamment la liberté, la démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit ».
Les étudiants en grève du Québec doivent se tourner vers les travailleurs

par Pierre-Yves Guay
Le contenu de «l'entente» que le gouvernement a rentrée dans la gorge des quatre leaders étudiants est absolument grotesque! Le gouvernement les a endormis avec cette vieille stratégie technocratique, usée à la corde, consistant à faire semblant de régler un problème en le dissimulant derrière une pléiade de comités.
Ainsi, il y aura un comité provisoire où quatre étudiant(e)s siégeront avec onze représentants des institutions d'enseignement et des syndicats, ainsi que deux représentants des milieux d'affaires et du représentant de la ministre, pour déterminer s'il est possible de couper dans les budgets des universités...
Manifestation Étudiante Au Québec: C'est sur cet étudiant qu'on a tiré
La Coalition opposée à la privatisation et à la tarification des services publics tient à dénoncer la gestion étatique et policière du conflit étudiant qui, depuis maintenant trois mois, a contribué à l'escalade des tensions entre les parties et suscité la colère exprimée dans le cadre de la manifestation du 4 mai dernier à Victoriaville.
« Cela fait des mois que nous soulignons que le mépris gouvernemental ne fait qu'enliser la situation, mais ce n'est pas suffisant ni satisfaisant de dire : on vous l'avait dit ! », fait remarquer Véronique Laflamme, une des porte-parole de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics.