Guerre, droit, sémantique et dyslexie-L'affaire du journaliste Roméo Langlois : Les Farc doivent être claires

Loic RAMIREZ
Suite à la capture au combat du journaliste français Roméo Langlois, les FARC posent la question du rôle des médias dans le conflit colombien
Il aura fallut presque 8 jours d'attente pour qu'enfin le secrétariat des Forces armées révolutionnaires de Colombie-armée du peuple (FARC-EP) annonce publiquement détenir le journaliste français Roméo Langlois.

Antoine ARNOULD
Alors que les Colombiens se rassemblaient en masse pour revendiquer d'importants changements sociaux ce 23 avril, les autorités ont à nouveau assassiné deux personnes tandis que deux autres sont portées disparues.
L'Etat et les paramilitaires colombiens sont responsables de 257.000 victimes depuis les différentes répressions des années soixante.
Guerre, droit, sémantique et dyslexie-L'affaire du journaliste Roméo Langlois : Les Farc doivent être claires

ACIN Asociación de Cabildos Indígenas del Norte del Cauca
Translated by Pascale Cognet
Le journaliste français Roméo Langlois a disparu au cours d'un affrontement entre l'armée et la guérilla des FARC dans la zone de l'Unión Peneya, dans le département du Caquetá, où, selon la version officielle, se menait une opération antidrogues.

ELN
Translated by TLAXCALA
Ces dernières semaines, la Colombie a été au centre d'une série d'événements dont la plupart obéissent aux intérêts impérialistes et compromettent la sécurité du continent. D'autres ont permis l'expression du courant démocratique et anti-impérialiste du continent.

Carlos Alberto Ruiz
Translated by Cédric Rutter
I. Quelques règles pour évaluer un fait hasardeux
Au-delà la contradiction radicale entre la manière dont se pratique le journalisme dans les médias dominants et la déontologie professionnelle, c'est un désir authentique qui s'est exprimé hier 3 mai, à l'occasion de la journée internationale de la liberté de la presse : celui d'une libération rapide du journaliste français Roméo Langlois.

Rosa LLORENS
L'enlèvement du journaliste Romeo Langlois dirige de nouveau les projecteurs sur les Farc. Cependant, les conditions de sa disparition (il était "embarqué" dans une opération militaire officiellement destinée à détruire des laboratoires de cocaïne) devraient nous rappeler une réalité bien plus meurtrière : la politique anti-drogue du régime colombien (téléguidé par l'agence anti-drogue des Etats-Unis) sert de couverture à la guerre demi-millénaire que les grands propriétaires, les hacendados, d'abord espagnols, puis colombiens, auxquels se sont ajoutées les grandes Compagnies états-uniennes, livrent aux paysans indiens pour exploiter leur travail et s'emparer de leurs terres.
Le ministre de la Défense Ehoud Barak est en visite en Colombie. Il a notamment rencontré son homologue, ainsi que le chef d'état-major colombien. Les responsables ont évoqué la lutte des deux pays contre le terrorisme et le renforcement de leur coopération, notamment dans le domaine sécuritaires.
Israël et la Colombie viennent de signer un traité de sécurité bilatéral de haute importance. Ehud Barak et Juan Carlos Pinzon peuvent se féliciter.
Quand Israël apporte son savoir-faire aux paramilitaires colombiens

Alberto Pinzon Sanchez
« Je parle de l'histoire colombienne parce que le conflit colombien est un conflit fondamentalement historique. Qui ne connaît pas la racine historique et sociale du conflit colombien ne le comprendra probablement jamais et ne pourra jamais aider à sa résolution, ce dont nous avons besoin. » Alberto Pinzon Sanchez, exilé colombien, nous raconte l'histoire de son pays et ce conflit larvé depuis plusieurs décennies.
La lutte des classes en Colombie
Carlos Olaya Rodriguez
Carlos Olaya Rodriguez est un syndicaliste colombien. Il nous parle du contexte difficile pour la défense des travailleurs en Colombie et plus particulièrement de son expérience avec Coca-Cola. Une grande campagne a été lancée pour sensibiliser l'opinion aux exactions commises par la multinationale et obtenir un meilleur respect du droit des travailleurs.
La lutte des classes en Colombie

André Crespin
En septembre 2007, les gouvernements de Colombie, d'Equateur, du Pérou, de Bolivie et l'Union Européenne commencent des négociations pour trouver un « Accord d'Association » dont les composantes principales sont le dialogue politique, la coopération et le commerce. Rapidement, les deux premières sont mises de côté pour laisser la voie libre à la troisième.
La lutte des classes en Colombie

André Maltais
A l'instar d'Israël au Moyen-Orient, la Colombie joue le rôle de gendarme pour les Etats-Unis en Amérique latine. L'Etat colonial a d'ailleurs apporté son savoir-faire en matière de répression aux paramilitaires colombiens.
Selon sa récente biographie dont le titre espagnol est « Mi confesion » (Ma confession), l'actuel chef des paramilitaires colombiens, Carlos Castano, avait à peine 18 ans quand, en 1983, il débarquait en Israël pour y suivre le cours « 562 ».
La lutte des classes en Colombie
Ciné Domo
« The Two Escobars » relate l'époque en Colombie où le football représentait la valeur suprême d'un pays exsangue, le football comme religion, parfois comme unique revendication sociale, cela signifiait également une énorme plaque tournante de blanchiment d'argent, celui de la drogue des 2 plus gros cartels de l'époque : le cartel de Medellin dirigé par Pablo Escobar et celui de Cali dirigé par Miguel Rodriguez.
La lutte des classes en Colombie

Hernando Calvo Ospina
Tant à l'intérieur du pays qu'à l'étranger, certains médias et intellectuels notoires ont servi le discours de l'establishment, répétant que le mouvement paramilitaire constitue un « troisième acteur » dans le conflit, un « électron libre » qui ne peut être contrôlé, même par l'Etat, affaibli, impuissant et victime des « violents » au même titre que la population.
La lutte des classes en Colombie

Carlos Olaya Rodriguez
Carlos Olaya Rodriguez, syndicaliste colombien, explique comment les multinationales sont au coeur du conflit dans son pays. Il raconte comment les Etats-Unis et leurs vassaux ont développé le concept de guerre de basse intensité contre un mystérieux ennemi intérieur. Une cible pratique pour désigner toute personne qui se trouve sur le chemin des multinationales.
La lutte des classes en Colombie

Lode Vanoost
Ce n'est une nouveauté ni pour les grands médias ni pour les gouvernements européens, mais la Colombie est et reste un pays effroyable en ce qui concerne le respect des plus élémentaires droits de l'homme. Ainsi, elle est le pays le plus dangereux au monde pour les militants syndicaux. Wikileaks révèle pourquoi.
La côte atlantique de la Colombie est une des plus belles du monde.
La lutte des classes en Colombie

Grégoire Lalieu
Deux associations portent plainte contre le célèbre chocolatier suisse pour l'assassinat d'un syndicaliste en Colombie. Les plaignants ne sont pas certains d'obtenir gain de cause mais leur démarche entend attirer l'attention sur un phénomène inquiétant : plus de la moitié des syndicalistes assassinés dans le monde le sont en Colombie.

C'est une question qui revient souvent sur la Colombie : pourquoi ce pays semble-t-il figé dans une guerre civile qui dure depuis plusieurs décennies ? Pourquoi un mouvement populaire et démocratique n'est-il pas parvenu à infléchir le cours de l'histoire politique comme dans tant d'autres pays d'Amérique latine, que ce soit de manière durable ou pas, par les armes ou par les urnes... En Colombie, la situation semble bloquée.
« La Colombie est un pays où des fleuves d'or se mêlent à des fleuves de sang. » Eduardo Galeano.
Le conflit colombien interne dure depuis presque six décennies, il est même l'un des plus anciens au monde avec la Palestine et le Cachemire.
La première victime de ce conflit a été population civile. Selon les chiffres dont disposent les organisations de Droits de l'Homme, nationales et internationales, il y a plus de 60.000 personnes arrêtées et disparues, 8000 prisonniers politiques, des centaines de fosses communes.

Medelu (MEmoire DEs LUttes)
Depuis 2006, le 6 mars est devenu une journée nationale et internationale de commémoration des victimes des crimes d'Etat commis en Colombie. Dans le cadre de l'édition 2012 de cette journée et à l'occasion de l'organisation de plusieurs manifestations en Europe, Mémoire des luttes a rencontré Diego Martinez, secrétaire exécutif du Comité permanent pour la défense des droits de l'homme (CPDH) (1) et Alfonso Castillo, président de l'Association nationale d'aide solidaire (ANDAS) (2).