"Regarder les responsabilités politiques dans la dette".
Damien Millet explique en quoi l'Islande serait un exemple à suivre pour plusieurs pays européens.
Article paru dans l'Humanité Dimanche du 19 avril 2012
La crise secoue l'Union européenne jusque dans ses fondations. Pour plusieurs pays, le noeud coulant de la dette publique s'est serré et ils sont pris à la gorge par les marchés financiers. Avec la complicité active des gouvernements en place, de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI, les institutions financières à l'origine de la crise spéculent sur les dettes des États et se font rembourser au prix d'une austérité féroce.
En réaction à la crise grecque et devant le risque que représentait la contagion des crises de la dette souveraine, les États membres de la zone euro, plutôt que de s'attaquer à la racine du problème, ont mis sur pied en urgence en mai 2010 le Fonds européen de stabilité financière (FESF).
Depuis le début des années 1980, les pays du tiers-monde sont confrontés à la crise de la dette et à ses conséquences. Le FMI et leurs créanciers ont imposé des plans d'ajustement structurel qui ont maintenu ces économies dans la soumission, provoqué des ravages sociaux pour les peuples et ouvert la voie aux profits pour les sociétés transnationales qui pouvaient venir sans entraves rafler des parts de marché face aux entreprises locales.
Invité rédaction Damien millet membre collectif national audit dette publique 5 Mars 2012
L'Orléanais Damien Millet, membre du collectif national pour un audit citoyen de la dette et porte parole du CADTM, comité pour l'annulation de la dette dans le tiers-monde nous parle du collectif du Loiret pour un audit citoyen de la dette.
« Derrière ce AAA, se cachent des régressions sociales de grande ampleur, des violations des droits humains, du sang et des larmes pour les populations les plus fragiles »
Le livre de Damien Millet et d'Éric Toussaint conjugue des analyses de la situation, la construction des dettes « La dette publique a deux causes principales : d'une part la contre-révolution fiscale commencée dans les années 1980 qui a favorisé les plus riches et d'autre part les réponses apportées par les États à la crise actuelle causée par les investissements débridés des banquiers et des fonds spéculatifs », et des connaissances du droit international, la qualification de dette en dettes illégitimes ou odieuses et la possibilité de leur non-remboursement.
1er mars par Damien Millet, François Sana, Eric Toussaint
En réaction à la crise grecque et devant le risque que représentait la contagion des crises de la dette souveraine, les États membres de la zone euro, plutôt que de s'attaquer à la racine du problème, ont mis sur pied en urgence en mai 2010 le Fonds européen de stabilité financière (FESF).
par Damien Millet et François Sana et Éric Toussaint
En réaction à la crise grecque et devant le risque que représentait la contagion des crises de la dette souveraine, les États membres de la zone euro, plutôt que de s'attaquer à la racine du problème, ont mis sur pied en urgence en mai 2010 le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Basé au Luxembourg, ce fonds temporaire (il était prévu qu'il prenne fin en juillet 2013) (1) a été conçu pour rassurer les marchés financiers.
La question du remboursement de la dette publique constitue indéniablement un tabou. Il est présenté par les chefs d'État et de gouvernement, la Banque centrale européenne (BCE), le Fonds monétaire international (FMI), la Commission européenne et la presse dominante comme inévitable, indiscutable, obligatoire. Les citoyens et citoyennes devraient se résigner au paiement de la dette publique.
Depuis la crise de la dette, le G20 a confié crédit et pouvoir au FMI qui intervient pour la première fois en Europe avec les mêmes recettes qui se sont révélées désastreuses au Sud. Les analyses de Damien Millet porte-parole du Comité pour l'annulation de la dette des pays du tiers-monde.
Entretien par Angélique Schaller
24 novembre par Damien Millet
Depuis la crise de la dette, le G20 a confié crédit et pouvoir au FMI qui intervient pour la première fois en Europe avec les mêmes recettes qui se sont révélées désastreuses au Sud.
Interview de Damien Millet, par Anne Oger, dans le cadre de l'émission "L'Invité" sur France Bleu Orléans
Faut-il annuler la dette grecque" ? C'est la question posée à Damien Millet,, porte-parole du Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers-Monde, qui prône l'annulation de la dette des pays du Tiers-Monde, mais qui pose aussi la question des dettes des pays du Nord.
L'accord intervenu à l'aube du 27 octobre 2011 n'apporte pas de solution à la crise de la zone euro tant sur le plan de la crise bancaire que sur celui de la dette publique souveraine ou de l'euro. Les décisions qui sont intervenues reportent les échéances sans résoudre les problèmes de manière satisfaisante. Le CADTM considère que cet accord est inacceptable.
28 octobre par Pascal Franchet, Yorgos Mitralias, Griselda Pinero, Eric Toussaint
Un des avatars de la crise du secteur financier qui a débuté en 2007 aux Etats-Unis et s'est étendue comme une traînée de poudre à l'Europe, c'est la fougue avec laquelle les banques de l'Ouest européen (surtout les banques allemandes et françaises |1|, mais aussi les banques belges, néerlandaises, britanniques, luxembourgeoises, irlandaises...) ont utilisé les fonds prêtés ou donnés massivement par la Réserve fédérale et la BCE pour augmenter, entre 2007 et 2009, leurs prêts dans plusieurs pays de la zone euro (Grèce, Irlande, Portugal, Espagne) où ils réalisaient de juteux profits en raison des taux d'intérêt qui y étaient plus élevés.
Est-il possible qu'un directeur général du FMI aille au bout de son mandat ? La question peut sembler incongrue tant le poste est envié et lucratif (environ un demi-million de dollars de salaire annuel net d'impôt), et pourtant elle est d'actualité.
par Stéphanie Jacquemont, Damien Millet, Eric Toussaint, Christine Vanden Daelen cadtm.org
Depuis quelques jours, tous les médias internationaux relatent l'information d'une possible agression sexuelle par Dominique Strauss Kahn à New York et la photo du directeur général du FMI menotté a fait le tour du monde. Sans nous prononcer sur son éventuelle culpabilité, nous voulons dénoncer un autre scandale : celui de l'action même du FMI.