L'Autorité palestinienne (AP) était censée être la pierre de gué vers un état palestinien, mais près de 20 ans plus tard il n'y a toujours rien en vue, écrit Khaled Amayreh depuis Ramallah.
Abbas et son entourage bénéficient depuis des années de "l'industrie du processus de paix", en collaborant avec Israël et en bradant à chaque occasion les droits des Palestiniens.
Le même mois où le président de l'Autorité Palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, présentait, en septembre 2011, la demande de reconnaissance de l'Etat Palestinien aux Nations Unies, Qusai Abdul-Raouf de la Fondation palestinienne des droits humains, basée au Liban, entreprenait la tâche de documenter le nombre croissant d'attaques contre des Palestiniens et Palestiniennes dans le quartier al-Baladiyyat à Bagdad.
Le Conseil prie le Secrétaire général de faire rapport sur l'application de la présente résolution à la session de juin 2012 du Conseil.
Dans sa résolution sur les colonies de peuplement israéliennes dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et le Golan syrien occupé (A/HRC/19/L.35), adopté par 36 voix pour, une contre, et dix abstentions, le Conseil décide d'envoyer une mission internationale indépendante d'établissement des faits, qui sera nommée par le Président du Conseil, pour étudier les effets des colonies de peuplement israéliennes sur les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels des Palestiniens dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, mandat qui s'achèvera avec la présentation d'un rapport au Conseil, et demande à Israël, puissance occupante, de ne pas entraver la procédure d'enquête et de coopérer pleinement avec la mission.
En 1988 à Alger, la direction de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) a reconnu l'Etat d'Israël dans ses frontières d'avant 1967 et a limité ses revendications à un Etat palestinien sur 22% de la Palestine historique (Gaza, Jérusalem Est et Cisjordanie). Avant d'examiner les circonstances historiques qui ont mené à cette concession majeure et ce qui s'en est suivi, il convient de faire une constatation facile : près de 20 ans après les accords d'Oslo, conséquences de la décision d'Alger, l'occupant a détruit dans les faits toute possibilité d'établir un Etat palestinien qui soit autre chose que la juxtaposition de bantoustans isolés et non-viables.
Les pourparlers qualifiés « d'exploratoires » par certains cadres de l'Autorité palestinienne (AP) n'ont jamais eu la moindre chance d'aboutir, étant donné le refus inébranlable et obstiné d'Israël de mettre un terme à son occupation militaire de la Cisjordanie, de la Bande de Gaza et de Jérusalem Est ainsi que d'autoriser le rapatriement de millions de Palestiniens déracinés dans leurs villages et leurs maison, dans ce qui s'appelle aujourd'hui « Israël ».
L'OLP doit réexaminer sa démarche et préciser ses priorités et options avec clarté.
Le droit humanitaire international et les droits de l'homme internationaux avec toutes leurs composantes et règlements constituent la base légitime de la cause palestinienne. L'occupation israélienne s'en rend parfaitement compte. Et la dilution de ces lois met en péril les droits palestiniens garantis par le droit international.
Lettre adressée par Hugo Chavez, président de la République bolivarienne du Venezuela à l'Assemblée Générale de l'Organisation des Nations Unies.
Miraflores, le 17 septembre 2011
Excellence Mr Ban Ki-Moon, Secrétaire Général de l'Organisation des Nations-Unies, Monsieur le Secrétaire général, Honorables représentants des peuples du monde,
Je m'adresse à l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies, à cette grande tribune où tous les peuples de la Terre sont représentés, pour ratifier aujourd'hui et en ce lieu l'appui total du Venezuela à la reconnaissance de l'État de Palestine, au droit de la Palestine de se convertir en un État libre, souverain et indépendant.
Par Press TV
L'actuel dirigeant de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas assistera mardi 13 décembre, à Paris, au lever des couleurs du drapeau palestinien, comme nous le rapporte notre correspondant de Press TV.
Mahmoud Abbas a fait le déplacement pour ce rendez-vous symbolique avant de faire une tournée européenne. Thibault Camus/AP/SIPA (Libération)
Extrait de l'entretien du professeur palestinien Rashid Khalidi avec Chemi Shalev, du quotidien israélien Ha'aretz.
L'historien Rashid Khalidi, titulaire de la chaire Edward Said d'études arabes à l'université Columbia à New York, a été le conseiller de la délégation palestinienne à Madrid et Washington de 1991 à 1993.
Il a enseigné à Chicago où il était un ami personnel de Barack Obama.
Le 23 septembre la Palestine demande son admission à l'ONU. On allait voir ce qu'on allait voir. Depuis lors, plus rien... on en a plus entendu parler. Il y eut l'attentat attribué aux iraniens contre l'ambassadeur saoudien à Washington. Le sort de la démocratie en Syrie, curieusement une campagne menée activement par la France et la Turquie, c'est-à-dire les deux pays qui ont
L'Islande est devenue le premier pays d'Europe occidentale à reconnaître la Palestine comme un État indépendant.
Dans un communiqué publié sur Internet, le Parlement a indiqué qu'une motion reconnaissant la Palestine « comme un État indépendant et souverain » en fonction des frontières de la Guerre des Six Jours, en 1967, avait été adoptée avec 38 votes sur 63.
En entrevue à la télévision d'État, le ministre des Affaires étrangères, Ossur Skarpheinsson, a affirmé que la motion lui donnait le droit de faire une déclaration formelle au nom du gouvernement, mais qu'il préférait d'abord en discuter avec d'autres pays nordiques.
1.Beaucoup d'analyses imputent l'échec du projet d'un Etat Palestinien indépendant à la violation des accords d'Oslo par la partie israélienne. Pour votre part, vous considérez que cet échec est la résultante de la logique d'Oslo et de la volonté de construire un appareil d'Etat sans Etat malgré la réalité de l'occupation. Pourriez-vous étayer ?
« La guerre de 14-18 avait fait un civil tué pour dix militaires. La guerre de 39-45, un civil pour un militaire. Le Viêt Nam, cent civils pour un militaire. Pour la prochaine, les militaires seront les seuls survivants. Engagez-vous! »
Coluche
Nous pourrions ajouter aussi que durant les massacres de masses de Gaza, de la main de « l'armée la plus pure au Monde » en 2008-2009, il y eut 47 combattants du Hamas morts et dans le même temps plus de 1300 enfants, femmes vieillards tous civils.
« La conquête peut représenter le mal autant que le bien pour l'humanité, selon la valeur comparative des peuples conquérant et conquis. »
Théodore Roosevelt
ISRAËL : réflexions "anciennes" mais toujours d'actualité
Une humanité relative
1. Introduction
Bon débarras ! La solution à deux États au conflit israélo-palestinien est finalement morte. Cependant, il faut que quelqu'un émette un certificat de décès officiel avant que le corps en décomposition ait droit à un enterrement adéquat et que l'on puisse continuer et examiner l'alternative plus juste, morale et donc plus durable, pour une coexistence pacifique entre les Juifs et les Arabes dans la Palestine mandataire : la solution à un État.
Cent sept pays ont voté pour un projet de loi intégrant la Palestine comme membre à part entière de l'UNESCO. Malheureusement, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada ont été parmi les pays qui ont voté contre le projet, s'inclinant ainsi face au diktat israélien.
L'administration américaine a fait de grands efforts au sein de l'UNESCO et au-delà pour tenter de priver la Palestine de son droit légitime à l'adhésion, et elle a menacé de cesser de verser ses quelque 88 millions de dollars annuels d'aide financière à cet organisme.
Obama s'obstine à traiter les Israéliens et Palestiniens comme parties égales dans le conflit.
Affront supplémentaire pour Obama, Netanyahu n'avait même pas jugé utile, ou au minimum poli, d'assister au discours lamentable de son obligé... Photo : AFP
Aujourd'hui devrait être le moment le plus plaisant pour Mahmoud Abbas. Même le New York Times a découvert que « un homme gris portant des costumes gris et des chaussures soignées, peut lentement sortir de l'ombre ».
Ils ont éructé avant. ils éructent après. Le ponpon revenant au ministre Israelien des affaires étrangères qui a déclaré "rejeter" le vote de l'Unesco et retirer sa participation (de 1 million d'euros !). Quant aux déclarations négationnistes des médias américains, juste avant le vote, elles ridiculisent carrément Obama. Le Washington Times a écrit : "Il n'y a pas et il n'y a jamais eu un pays appelé Palestine", "le terroriste et chef palestinien Yasser Arafat a inventé un peuple qui n'a jamais existé".
Malgré les vives pressions exercées par les États-Unis, Israël et certains pays européens, la Palestine a été admise hier en tant qu'État membre à part entière de l'Unesco. L'Autorité palestinienne a arraché cette victoire de la manière la plus franche possible. La candidature palestinienne a en effet obtenu facilement et rapidement le quorum exigible dans les statuts de l'Unesco.