par Gilles Munier
En Algérie, comme il fallait s'y attendre, le Parti du FLN, au pouvoir depuis 1962, a remporté les législatives du 10 mai. Avec seulement 6,11% des voix des électeurs, c'est-à-dire 1,32 million de voix sur les 21,64 millions d'Algériens inscrits sur le fichier électoral (1), il s'est attribué 221 sièges et en a accordé 70 à son alter ego, le Rassemblement national démocratique (RND), ce qui lui permet d'avoir la majorité absolue à l'Assemblée populaire nationale (APN).
par Gilles Munier
Mohamed Albichari, fils d'un ancien ministre des Affaires étrangères du colonel Kadhafi mort en 1997 dans un curieux « accident de la route », n'est pas de ces opportunistes qui ont quitté le navire quand il devint évident que le régime allait s'effondrer sous les coups de boutoir de l'Otan et des milices. Dès le début de la révolte, il a apporté, sont soutien aux insurgés de Benghazi, mais crié « danger » si l'intervention occidentale dépassait les limites de la ville.
Sarkozy-Kadhafi : la preuve du financement

par Gilles Munier
Après une enquête de près de 10 mois, le site Mediapart* a publié, le 28 avril dernier, une lettre signée par Moussa Koussa, chef des services de renseignement extérieur libyen de 1994 à 2011, affirmant que le Bureau de liaison du comité populaire général libyen « appuyait » la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy à hauteur de cinquante millions d'euros.
Des questions émergent quant à la gestion des tueries de Toulouse par la police française

par Gilles Munier
Deux affaires criminelles ont ensanglanté la France pendant la campagne présidentielle du premier tour : l'affaire Merah et celle de l'Essonne (quatre meurtres perpétrés par un motard). Elles ont été traitées différemment par les médias et l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy parce que le ou les assassins présumés de la seconde n'étaient pas musulmans et sans lien possible avec Al-Qaïda ou la question palestinienne.

par Gilles Munier
La déclaration de semi autonomie de la Cyrénaïque et, sans doute bientôt, celle du Fezzan ne surprend que les lecteurs des médias prenant pour argent comptant les communiqués militaires de l'Otan et du Qatar.
Six mois après l'assassinat de Kadhafi, comme il fallait s'y attendre, le Conseil national de transition libyen (CNT) se révèle incapable de gouverner le pays, d'enrayer sa somalisation.
Des questions émergent quant à la gestion des tueries de Toulouse par la police française
par Gilles Munier
Chaque jour qui passe apporte son lot d'informations qui laisse penser que les versions données par Claude Guéant, Bernard Squarcini et Amaury de Hauteclocque - patron du RAID, petit-neveu du Maréchal Leclerc - du parcours et de la mort de Mohamed Merah, sont un montage - pour le moins malhabile - destiné à tenir en haleine les médias et l'opinion publique en période électorale...
Des questions émergent quant à la gestion des tueries de Toulouse par la police française
par Gilles Munier
On lit maintenant dans la presse israélienne (1), que le Shin Beth - qui entretient d'excellentes relations avec la DCRI, son équivalent français - a laissé entrer Mohamed Merah en Israël par le pont Allenby, en septembre 2010. « L'apprenti djihadiste » serait reparti par la même voie.
A l'époque, à ma connaissance, l'ambassade de Jordanie à Paris ne délivrait de visas multiples qu'aux hommes d'affaires.
Des questions émergent quant à la gestion des tueries de Toulouse par la police française
par Gilles Munier
N'entre pas en Israël qui veut ! Mohamed Merah, alors âgé de 22 ans, y est allé, sans problème. Incroyable, mais vrai. En effet, un « officier supérieur américain » en poste à Kandahar - Afghanistan- où Merah a été arrêté en novembre 2010, a révélé au quotidien Le Monde (1) que des tampons d'entrée en Israël, en Syrie, en Irak et en Jordanie figurent sur son passeport.

par Gilles Munier
Tarek Aziz, 76 ans, est emprisonné depuis neuf ans. D'abord incarcéré par les Américains au Camp Cropper, il a été livré, en juin 2010, à ses ennemis. Il est depuis dans une cellule de la prison d'Al-Kadimiya, à Bagdad, et condamné à mort. Gravement malade, épuisé par le système carcéral et une grève de la faim, il se meurt lentement faute de médicaments et de soins réguliers.
par Gilles Munier
Mourad Medelci, ministre algérien des Affaires étrangères, et le général Bachir Tartag, alias « Bombardier », nouveau patron de la Direction de la Sécurité Intérieure (DSI), police politique algérienne, ne sont pas parvenus, pour l'instant, à faire extrader l'opposant Mourad Dhina, incarcéré à la prison de la Santé. C'est tant mieux...
En toile de fond de cette arrestation, le 16 janvier dernier : les prochaines élections législatives en Algérie et la crainte du régime de voir les électeurs s'abstenir encore plus massivement que les fois précédentes.
Gilles Munier
Le prince héritier d'Abou Dhabi veut donner l'impression à l'opinion publique émiratie qu'il respecte le boycott d'Israël, mais il ne trompe pas grand monde. En 2011, le montant des échanges entre les deux pays était d'environ 300 millions de dollars. On s'attend à ce qu'il double cette année.
Qatar n'est pas le seul émirat mercenaire dans le Golfe. En mai 2011, le New York Times (1) a révélé qu'Erik Prince, ancien patron de Blackwater (2), société militaire privée dont les contactors ont commis de nombreux meurtres, tortures et viols en Irak, a signé discrètement, en 2010, avec les Emirats Arabes Unis, un contrat d'une valeur de 529 166 754 $, pour former des mercenaires étrangers sur la base militaire Cheikh Zayed, en plein désert.
«il y a un projet de démembrement du Monde arabe»
par Gilles Munier
La volonté de puissance de l'émir Hamad du Qatar n'a d'autres limites que celles fixées par l'Otan. Après la Libye et la Syrie, il s'en est pris à la Mauritanie, et attendrait son heure pour « remettre de l'ordre » en Arabie Saoudite.
Il n'y a pas que les descendants du Chérif de La Mecque, renversé par Abdelaziz Ibn Séoud en 1924, pour rêver de revanche, la famille Al-Thani, au pouvoir au Qatar – l'autre Etat wahabbite de la péninsule arabique – aussi.

Antoine Decaen (Buenos Aires)
A Alger où il résidait, Gilles Munier a milité dès 1964 dans des associations françaises de solidarité avec le Monde arabe et de soutien à la lutte du peuple palestinien. Son père, favorable à l'indépendance de l'Algérie, avait rejoint symboliquement le colonel Amirouche au maquis. Arrêté à son retour, il a été plus tard interdit de séjour dans les départements algériens.
Impérialisme économique: L'Union Européenne plus larbin que jamais de l'empire s'accorde sur l'embargo du pétrole iranien...

par Gilles Munier
Nicolas Sarkozy a fini par obtenir ce qu'il voulait: une guerre - à terme - avec l'Iran, tout en déclarant à son habitude le contraire. Les nouvelles sanctions économiques qu'il avait annoncées en présentant ses voeux au corps diplomatique et son appel du 21 janvier pour l'adoption d'«un régime de sanctions beaucoup plus fort, beaucoup plus décisif », se sont traduits par la décision de l'Union européenne d'imposer un embargo pétrolier à l'Iran et de geler les avoirs de sa banque centrale.
par Gilles Munier
Le Commandement régional du parti Baas Arabe et Socialiste (PBAS) - plus précisément, la branche syrienne au pouvoir à Damas - réunira son 11ème congrès début février prochain, à Damas. Pour les non-initiés, il faut savoir que le PBAS comprend une direction nationale pan-arabe qui uvre pour l'unification de la Nation Arabe - de l'Atlantique au Golfe - et des directions dans chaque pays arabe, appelées régionales.
Retrait Us d'Irak : Mensonges, et défaite sans précédent !

Comme la résistance irakienne le prévoyait, les troupes étasuniennes ont quitté l'Irak « la queue entre les jambes », sans tambour ni trompette. Cela dit, les Irakiens sont loin d'en avoir fini avec l'occupation américaine.
par Gilles Munier (Afrique Asie - janvier 2012)
Barack Obama avait beau dire, le 12 décembre dernier, que les « derniers soldats américains » quittaient l'Irak « la tête haute et dans l'honneur », sur le terrain la réalité était toute autre.
Une intervention en Syrie pourrait déclencher un embrasement généralisé de la région

Par Gilles Munier
L'interview de Gilles Munier, réalisé par Chérif Abdedaïm, est paru initialement sur La Nouvelle République, le 31/12/2011, sous le titre "Il y a un projet de démembrement du Monde arabe".
A Alger où il résidait, Gilles Munier a milité dès 1964 dans des associations françaises de solidarité avec le monde arabe et de soutien à la lutte du peuple palestinien.
Retrait Us d'Irak : Mensonges, et défaite sans précédent !
Les derniers GI's ayant quitté l'Irak pourront passer Noël en famille, mais 150 000 Irakiens engagés par l'armée d'occupation sont en danger de mort. Parmi eux beaucoup de chrétiens.
Ils - ou elles - étaient pour la plupart employés à tout faire, mais aussi secrétaires, interprètes ou espions. Certains, cagoulés participaient aux interrogatoires et aux séances de torture. Considérés comme des traîtres par la population, ils se sentaient plus ou moins protégés tant que les Américains étaient présents massivement.
Retrait Us d'Irak : Mensonges, et défaite sans précédent !
par Gilles Munier
La cohabitation plus ou moins conflictuelle qui règne à la tête de l'Irak entre politiciens irakiens pro-américains et pro-iraniens - ou adeptes du double jeu - a volé en éclat : Nouri al-Maliki accuse Tarek al-Hashemi - un des vice-Présidents de la République - d'avoir tenté de l'assassiner, le 28 novembre dernier, dans la Zone verte hyper-sécurisée, près du Parlement où il devait prendre la parole.