
François Hollande considère que l'Hadopi n'a eu aucun rôle dans le coeur des électeurs. "Heureusement, les gens votent quand même pour quelque chose de plus élevé", explique-t-il. A raison. Les gens votent surtout pour une manière de gouverner. Or à cet égard, la loi Hadopi fut vécu comme un symbole à faire tomber.
Pendant la campagne électorale, le président François Hollande (habituons-nous tout de suite) a paru sans cesse changer de position concernant l'avenir de la loi Hadopi, au point que nous avions un jour titré : "le changement, c'est tout le temps ! ".

L'Hadopi accueille en son sein une étudiante chinoise, qui devra proposer des pistes d'amélioration de la connaissance des flux sur les réseaux, pour mieux mesurer quantitativement les échanges de biens culturels sur Internet.
Certains y verront un symbole, mais probablement pas le bon. "Ils le font bien en Chine", avait un jour lancé à Nicolas Sarkozy un membre du groupe Kyo, pour demander le filtrage.

Par Napakatbra
La nouvelle vient de tomber, c'est terrible. L'académie des Oscars vient de préciser, selon Frédéric Mitterrand, que les 5 Oscars attribués à The Artist seront retirés si la gauche était élue aux prochaines présidentielles.
Hier matin, sur Europe 1 (Ci-dessous à 5'58), le neuneu neveu du tonton a déclaré : « Je pense aussi, Arlette, qu'il y a eu quelque chose qui a dû jouer auprès de l'Académie américaine du cinéma, c'est que, lorsque je suis allé les voir y a six mois, ils n'ont pas arrêté de me poser des questions sur Hadopi, pour savoir comment ça marchait, comment on protégeait les droits des créateurs, et, en vérité leurs questions, c'était des encouragements.
Alors que l'Hadopi annonce qu'elle transmet au juge les premières demandes de suspension d'accès à internet, le candidat du Front de Gauche s'est dit dimanche déterminé à faire obstacle à l'ACTA et à l'Hadopi. Il plaide pour une licence globale, ou toute solution qui ne serait pas "restreindre la liberté d'accès à l'information et au partage".
Le député européen et président du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, était dimanche l'invité de l'émission "Radio France Politique".

À la faveur de l'affaire Megaupload, l'opposition entre droits d'auteur et Internet s'est installée au nombre des sujets de la campagne. Et la destinée de la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), initialement chargée du problème, est redevenue un sujet politique. Du PS à l'UMP, chacun est convaincu de la nécessité de réformer le système existant, voire de supprimer la si critiquée Hadopi.

L'activisme numérique des Anonymous se déplace dans la rue. Alors que des Anonymous manifestaient ce week-end à Paris, une action inattendue s'est faite jour. Le blogueur Grégory Gutierez révèle, photos à l'appui (sous Creative commons by-sa), que l'immeuble de l'Hadopi a été pris pour cible par des Anonymous qui ont décidé de le redécorer à leur image.

Les quatre plus grandes maisons de disques ont décidé de poursuivre le gouvernement irlandais en justice, pour avoir négligé de transposer en droit national une directive européenne de protection des droits d'auteur.
On connaissait les plaintes contre les éditeurs de logiciels de peer-to-peer utilisés pour pirater. On connaissait les plaintes contre les utilisateurs de ces logiciels de Peer-to-Peer.
L'Hadopi n'est plus. Ses deux organes, le collège et la Commission de protection des droits (CPD), n'ont plus le nombre de membres imposé par la loi, depuis la fin de certains mandats au soir du 23 décembre 2011. Le décret qui devait nommer de nouvelles personnalités n'a pas été publié.
C'est une situation incongrue, qui visiblement embarrasse le gouvernement. Depuis le 24 décembre 2011, l'Hadopi n'a plus d'existence juridique ; ou cette dernière est en tout cas entachée d'irrégularité.

Le programme d'Europe-Ecologie-Les-Verts, qui sera précisé en février 2012, devrait reprendre un certain nombre d'idées défendues par Richard Stallman, l'inventeur des licences libres et président de la Free Software Foundation.
Dans une interview livrée au Nouvel Observateur, Eva Joly s'est affichée jeudi très proche des idées de Richard Stallman, qu'elle a invité à son QG de campagne pour discuter de la politique numérique à mener si les Verts accédaient au pouvoir.

Par Christine Tréguier
C'est une évidence pour tout le monde, sauf pour la Commission des comptes de campagne, Nicolas Sarkozy est en campagne. Et il monte au créneau sur tous les sujets susceptibles de mettre François Hollande en mauvaise posture. Le nucléaire, l'embauche d'enseignants, mais aussi Hadopi, un thème sur lequel le candidat socialiste semble faire du rétropédalage.
Le 18 novembre, le président-candidat a donc pris le temps de se rendre en personne au Forum sur la culture numérique d'Avignon.
Dans un entretien accordé à LCI, Google est revenu sur la loi Hadopi. Trouvant le dispositif déséquilibré, la firme de Mountain View a estimé que la France est trop centrée sur les auteurs et néglige les droits du public. Eric Schmidt a notamment plaidé en filigrane pour l'introduction du fair use dans le droit français.

L'Hadopi a demandé une étude sur le modèle économique des sites de streaming et de téléchargement direct de contenus illicites. La Haute Autorité cherche en effet à comprendre comment les sites pirates se financent avant de préparer la riposte. L'Hadopi envisage en effet de s'attaquer aux intermédiaires financiers pour assécher les sites accusés de favoriser le piratage.
C'est la conséquence logique et naturelle de la décision de l'Hadopi de s'attaquer aux sites illégaux de streaming et de téléchargement direct.

La Suisse ne modifiera pas sa législation pour faire face au piratage. Le Conseil fédéral estime en effet que le cadre actuel suffit pour répondre aux défis de la révolution numérique et pour protéger les intérêts des ayants droit. Dans un rapport, elle rejette l'idée d'instaurer une Hadopi en Suisse et se montre critique à l'égard de l'ACTA et du filtrage.
La Suisse ne marchera pas dans les pas de la France en matière de lutte contre le téléchargement illégal sur Internet.

La Quadrature du Net a réagi à l'adoption du projet de loi copie privée par l'Assemblée nationale. L'initiative citoyenne déplore une réduction des droits du public, à cause de la présence d'un amendement conditionnant l'exception pour copie privée à la licéité de la source. L'organisation appelle les sénateurs à purger le texte de loi de cette disposition.
Les députés ont adopté mardi, à la quasi-unanimité, le projet de loi copie privée défendu par le ministre de la culture et de la communication, Frédéric Mitterrand.

L'Hadopi a donne vendredi le coup d'envoi de la lutte contre le streaming et le téléchargement direct. Plutôt que de s'en remettre au filtrage ou à la sanction des internautes, l'Hadopi semble déterminée à attaquer les plateformes au niveau de leur portefeuille, en s'attaquant aux intermédiaires financiers (régies publicitaires, services de micro-paiement, banques, etc.). Ce qui ne sera pas nécessairement facile...

Qui ne se souvient pas des prises de parole enflammées du député Jean-Pierre Brard, lors de l'examen des lois Hadopi ? L'élu de Seine-Saint-Denis, ancien membre du Parti Communiste, avait été jusqu'à demander en pleine séance aux internautes qui regardaient les débats sur le site de l'Assemblée Nationale de spammer la ministre Christine Albanel.

British Telecom (BT) et TalkTalk ont obtenu ce vendredi le droit de faire appel de la décision de la Haute Cour de justice, qui avait rejeté en avril leur recours contre la loi Digital Economy Act. Celle-ci prévoit l'instauration de la riposte graduée au Royaume-Uni.
La riposte graduée n'est pas encore tirée d'affaire au Royaume-Uni. British Telecom et TalkTalk, deux fournisseurs d'accès à Internet, maintiennent leurs efforts pour neutraliser certaines dispositions contenues dans le Digital Economy Act, un texte législatif qui instaure un dispositif de lutte anti-piratage similaire à celui mis en place en 2009 avec les lois Hadopi.

Ancien numéro 2 du Parti Socialiste, bras droit de François Hollande, le sénateur François Rebsamen devrait devenir le patron du groupe socialiste au Sénat. L'homme est un soutien intéressé des lobbys culturels, et s'oppose à l'abrogation de l'Hadopi.
Mise à jour : C'est confirmé. François Rebsamen a bien été élu président du groupe socialiste au Sénat.
Article du lundi 3 octobre 2011 - Sauf retournement de situation, François Rebsamen devrait être le prochain président du groupe socialiste au Sénat.