par Immanuel Wallerstein *
En 2012, deux élections présidentielles très importantes, qui font l'objet d'une compétition acharnée, ont lieu en France le 22 avril et aux Etats-Unis le 6 novembre. Quasiment les mêmes questions - posées dans les mêmes termes - sont au coeur des débats dans les deux pays. Et dans chacun d'entre eux, la figure présidentielle est la plus puissante du système politique.
par Immanuel Wallerstein *
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'est rendu en visite aux Etats-Unis en ce début de mois de mars 2012. Une fois encore, il est venu répéter qu'un Iran nucléarisé représenterait une menace existentielle pour l'Etat d'Israël et que son pays se réservait le droit, le moment venu, de passer à l'action pour contrer les projets iraniens.
par Immanuel Wallerstein *
Pendant très longtemps, il existait peu d'universités dans le monde. Pour leur part, les étudiants - largement issus des classes supérieures - constituaient un groupe social très réduit. Intégrer l'université leur conférait un grand prestige et reflétait une situation de grand privilège.
A partir de 1945, cette situation commença à changer radicalement.
Immanuel Wallerstein *
Les relations sino-américaines sont un sujet majeur pour les professionnels du bavardage (bloggeurs, médias, responsables politiques, bureaucrates internationaux). L'analyse est généralement posée en termes de relation entre une superpuissance sur le déclin, les Etats-Unis, et un pays qui est rapidement devenu « émergent », la Chine. Dans le monde occidental, cette relation est généralement définie négativement, la Chine étant vue comme une « menace ».
Des manifestants campent à « wall Street »
Immanuel Wallerstein *
Le mouvement « Occuper Wall Street » - car c'est aujourd'hui devenu un mouvement - est le plus important événement politique intervenu aux Etats-Unis depuis les soulèvements de 1968 dont il est un prolongement, sinon le descendant direct.
Pourquoi ce mouvement a-t-il démarré aux Etats-Unis à ce moment-là, et pas trois jours, trois mois ou trois ans plus tôt ou plus tard ? Nous ne le saurons sans doute vraiment jamais.
Immanuel Wallerstein *
Il n'est pas d'Etat dans le monde moderne qui ne connaisse des « minorités ». Ou, pour le dire autrement, il existe dans chaque Etat un groupe défini socialement comme celui jouissant du statut le plus élevé, que ce groupe soit défini par la race, la religion, la langue, l'ethnicité ou par une combinaison de ces attributs. Les « minorités » pâtissent pratiquement toujours d'un accès plus limité aux droits économiques, politiques et socioculturels.
La victoria de Ollanta

Immanuel Wallerstein
Translated by Mémoire des luttes
Ollanta Humala a été élu président du Pérou le 5 juin 2011. Les incontestables grands perdants de cette élection sont les Etats-Unis dont l'ambassadrice Rose Likins a eu du mal à cacher qu'elle faisait ouvertement campagne au second tour pour l'adversaire de Humala, Keiko Fujimori.
Immanuel Wallerstein *
Le président des Etats-Unis est tenu pour être la personne la plus puissante du monde moderne. Ce que Barack Obama découvre à son vif regret, c'est qu'il dispose toujours d'un énorme pouvoir pour faire du mal. Mais il ne dispose pratiquement plus de pouvoir pour faire le bien. Je pense qu'il s'en rend compte et qu'il ne sait pas comment y remédier. Le fait est qu'il ne peut pas y faire grand chose.
par Immanuel Wallerstein *
Les Etats-Unis sont actuellement engagés dans trois guerres au Moyen-Orient : en Afghanistan, en Irak et maintenant en Libye. Les Etats-Unis ont des bases partout dans le monde, dans plus de 150 pays. Ils entretiennent des relations tendues avec la Corée du Nord et l'Iran où ils n'ont jamais écarté une action militaire.
par Immanuel Wallerstein *
Durante los últimos 50 años, la política de Estados Unidos en Medio Oriente se ha construido en torno a sus estrechos lazos lazos con tres países : Israel, Arabia Saudí y Pakistán. En 2011, mantiene diferencias con los tres, de maneras muy fundamentales. Tiene también discordias públicas con Gran Bretaña, Francia, Alemania, Rusia, China y Brasil acerca de sus actuales políticas en la región.
Les États-unis, la France et l'Angleterre lancent une guerre d'agression contre la Libye

Immanuel WALLERSTEIN
photo : Immanuel Wallerstein
Le conflit qui se déroule depuis un mois en Libye (guerre civile et action militaire conduite par les Etats-Unis contre Kadhafi) ne relève en rien ni d'une intervention humanitaire ni de l'approvisionnement immédiat de la planète en pétrole. Il s'agit d'une énorme diversion, d'une diversion délibérée par rapport à la lutte politique majeure en cours dans le monde arabe.
Le Tunisami s'étend
par Immanuel Wallerstein
Il y a cinquante-et-un ans, le 3 février 1960, Harold Macmillan, Premier ministre conservateur britannique de l'époque, avait prononcé, devant un parlement sud-africain dirigé par un parti qui avait fait de l'apartheid le fondement du régime, une allocution sur le « vent du changement ». Les mots de ce discours méritent d'être rappelés : « Le vent du changement souffle sur tout ce continent.

Immanuel Wallerstein
Le Forum social mondial (FSM) est vivant et se porte même très bien. Il vient juste de se réunir à Dakar, au Sénégal, du 6 au 11 février. Par un de ces hasards de l’Histoire, il tombait justement la semaine où le peuple égyptien a réussi à renverser Hosni Moubarak dont le départ intervint précisément quand le FSM tenait sa séance de clôture. Les participants du FSM passèrent la semaine à fêter les Egyptiens et à discuter du sens des révolutions tunisienne et égyptienne pour leur propre programme de transformation qui vise à faire naître un autre monde possible, ce qui ne veut pas dire certain.
Immanuel Wallerstein
Les médias nous disent que la « crise » économique est terminée, que l’économie-monde a renoué une fois de plus avec son mode normal de croissance et de profit. Le 30 décembre, Le Monde a résumé cet air du temps par un gros titre, brillant comme d’habitude : « Les Etats-Unis veulent croire à la reprise économique ». Exactement, ils « veulent (y) croire », et pas seulement là-bas.
par Immanuel Wallerstein
Pendant les quinze à vingt ans (de 1975 à 1995 environ) que le consensus de Washington a dominé les discours dans le système-monde, la pauvreté est restée un mot tabou alors même qu'elle progressait à pas de géants. Il nous était dit que la croissance économique était la seule chose qui comptait et que la seule façon de l'atteindre était de laisser le « marché » se déployer sans interférence « étatiste » d'aucune sorte, sauf celle, bien sûr, du Fonds monétaire international (FMI) et du Ministère des Finances des Etats-Unis.