JÉRÉMIE ZIMMERMANN
Les industries du divertissement et les politiciens qui les servent se complaisent dans un aveuglement qui serait touchant voire pathétique, s'il ne conduisait à des dommages sévères pour l'ensemble de la société. A tenter de prolonger artificiellement dans l'environnement numérique les modèles économiques du passé, basés sur le contrôle des canaux de distributions des oeuvres culturelles, ils sont en train de rater la révolution en marche.

[NDLR] Cet article est le premier d'une série que nous espérons longue, sobrement intitulée pour le moment "Les Chroniques de Rechi". Enjoy, comme on dit.
N'importe quel gratte-papier le sait, les sujets potables émergent régulièrement de l'alchimie des rencontres nocturnes provoquées au gré de l'alcool qui glisse et des heures qui passent. Vendredi soir dernier, au détour d'une soirée dans un appartement dominant majestueusement le bassin de la Villette, un nerd imposant à la chevelure bouclée et au rire sonore m'entretient au rythme de sa bière qui diminue du #hackathon, une performance organisée à l'initiative de la Quadrature du net - ces hérauts français de la liberté numérique absolue.